Les employés de l’aluminerie de Baie-Comeau acceptent l’entente de principe

MONTRÉAL — Les employés syndiqués à la CSN de l’aluminerie Alcoa de Baie-Comeau ont entériné l’entente de principe intervenue avec l’employeur le 21 mai dernier.

Les membres du Syndicat national des employés de l’aluminium de Baie-Comeau-CSN (SNEABC) l’ont accepté dans une proportion de 85,6 pour cent, selon ce qu’a indiqué le syndicat par voie de communiqué au lendemain d’un scrutin secret auprès des 700 travailleurs qui a pris fin à 21 h vendredi.

Le nouveau contrat de travail est d’une durée de six ans. Les employés obtiennent des augmentations de salaire totalisant près de 16,55 pour cent. Le syndicat se réjouit que la convention collective ne prévoit aucune nouvelle sous-traitance, ce qui implique qu’aucune des tâches actuellement faites par ses membres ne sera confiée à des travailleurs non syndiqués.

Le recours à la sous-traitance est l’un des principaux points en litige dans une autre aluminerie appartenant à Alcoa, celle de Bécancour, où 1030 employés syndiqués d’ABI, membres du syndicat des Métallos, ont été mis en lock-out par l’employeur le 11 janvier 2018. Aucun progrès dans les négociations entre les deux parties n’a été réalisé alors que le conflit s’étire depuis près de 17 mois. 

À Baie-Comeau, le président du SNEABC, Michel Desbiens, s’est dit très fier de ce nouveau contrat de travail qui vient garantir des emplois de qualité bien rémunérés dans un domaine où leur expertise est reconnue mondialement. Pour sa part, le président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN, Louis Bégin, a indiqué que la nouvelle convention collective bonifie les régimes de retraite, la masse salariale et d’autres conditions de travail.