Les employés de Paccar en lock-out acceptent la dernière offre patronale

MONTRÉAL — Les employés syndiqués de l’usine Paccar à Sainte-Thérèse, dans les Laurentides, ont accepté dimanche la troisième offre patronale qui leur a été présentée, exactement une semaine après avoir été mis en lock-out par l’employeur.

L’usine de construction de camions compte 1400 travailleurs, membres du syndicat Unifor, affilié à la FTQ.

Selon le syndicat, l’entente de principe conclue jeudi entre les deux parties a été acceptée dans une proportion de 86 %. Environ mille travailleurs étaient présents lors du vote dans le cadre de l’assemblée syndicale qui s’est tenue dimanche matin à Laval.

La disparité des régimes de retraite, entre deux groupes d’employés, était l’un des principaux points en litige. Après le vote, le directeur québécois d’Unifor, Renaud Gagné, a indiqué que c’est plutôt au gouvernement québécois de régler la question «des régimes de pensions à deux vitesses». 

«On ne va pas mettre en jeu 1400 emplois pour faire une bataille que le gouvernement doit faire», a déclaré Renaud Gagné aux médias sur place.

Dans un communiqué, Unifor précise qu’il y a deux régimes de retraite à prestation déterminée au sein de l’entreprise selon la date d’embauche des salariés. Les plus anciens reçoivent donc une rente plus généreuse que les autres. L’écart entre ces deux groupes d’employés chez Paccar serait de 15 $ par mois, par année de service, selon Unifor.

«Je pense que la bataille doit se transférer du côté de l’Assemblée nationale. Le premier ministre a promis en campagne électorale de régler cette question-là de disparités (…) Il faut que ce soit corrigé. Je pense que c’est au gouvernement de le corriger», a affirmé M. Gagné.

Plus tard en entrevue à La Presse canadienne, M. Gagné a aussi souligné un autre gain important pour ses membres: l’entreprise a accepté d’augmenter annuellement le plafond des indemnités reçues en vertu de l’assurance collective. «Si je dois recevoir 70 % de mon salaire et que le salaire est augmenté de 3 % par année. Si on n’ajuste pas le plafond, alors je ne retirerai que 40 % de mon salaire sur les assurances collectives quand je suis malade», a-t-il mentionné.

M. Gagné assure toutefois que les membres de la section locale 728 ont obtenu d’autres gains, dont 15 % d’augmentation de salaire sur cinq ans, l’augmentation des primes de quarts de travail.

En principe, le lock-out était automatiquement levé dès que les membres du syndicat acceptaient l’entente de principe, a ajouté M. Gagné. «C’est dans le protocole de retour au travail, les gens vont rentrer pour le quart de nuit. Les autres vont suivre demain selon les horaires normaux.»