Les enfants de soldats tués ou blessés pendant la PGM ont vécu moins longtemps

MONTRÉAL – Les petits Français nés entre 1914 et 1916 de pères tués ou grièvement blessés pendant la Première Guerre mondiale ont vécu au moins un an de moins que les autres, selon une étude présentée lors d’un congrès médical européen.

Les chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) expliquent que cela jette un éclairage nouveau sur l’impact du stress maternel sur les enfants.

Les scientifiques ont identifié plus de 4000 enfants nés entre 1914 et 1916 de pères tués ou grièvement blessés pendant le conflit mondial. Chaque sujet a été jumelé à un «témoin» ayant la même date de naissance, né dans la même région et dont la mère avait le même âge au moment de la naissance.

Les sujets dont le père a été tué ou blessé perdaient en moyenne une année de vie à l’âge adulte, comparativement aux témoins. La réduction était encore plus grande pour ceux dont le père a été tué ou blessé avant leur naissance, soit une perte médiane de 2,2 années de vie.

L’auteur de l’étude a expliqué que les chercheurs s’intéresseront maintenant aux causes des décès, ce qui permettra d’en savoir un peu plus sur les mécanismes impliqués. Ils voudront notamment vérifier si le stress de la mère pourrait y être pour quelque chose.

Les conclusions de cette étude ont été dévoilées lors d’un congrès de la Société européenne d’endocrinologie pédiatrique.

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