Les enseignants du primaire et du secondaire en Ontario seront en grève vendredi

TORONTO — Les enseignants des écoles publiques de l’Ontario prévoient une manifestation monstre à l’Assemblée législative, vendredi, qui coïncidera avec un débrayage d’une journée dans toute la province.

Cette grève d’un jour des membres des quatre principaux syndicats d’enseignants devrait forcer la fermeture de la majorité des écoles en Ontario, touchant environ deux millions d’élèves.

Les enseignants et les travailleurs de l’éducation feront du piquetage vendredi devant les écoles et les bureaux de comté des députés. Dans la région de Peel, les membres des quatre syndicats souhaitent former une ligne de piquetage de 30 kilomètres, de Caledon jusqu’à Mississauga. Les syndicats estiment que jusqu’à 30 000 membres participeront aux diverses manifestations.

À Toronto, c’est devant l’Assemblée législative que les manifestants se sont donné rendez-vous. Les services de sécurité à Queen’s Park ont déjà indiqué que les rues autour du bâtiment seraient fermées vendredi.

Le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, demande aux dirigeants syndicaux de penser aux parents et aux enfants, «dont nous prétendons tous nous soucier».

Les négociations se poursuivaient jeudi, pour la deuxième journée consécutive, du côté des enseignants des écoles catholiques anglophones et leurs collègues des écoles francophones. Le ministre Lecce a semblé vouloir jeter du lest sur la taille des classes, l’un des principaux points en litige des négociations, en particulier pour les enseignants du secondaire.

Le gouvernement de Doug Ford a annoncé au printemps dernier qu’il augmenterait de 22 à 28 élèves la taille moyenne des classes au secondaire, et qu’il obligerait les élèves à suivre quatre cours d’apprentissage en ligne pour obtenir leur diplôme. Le ministre Lecce a depuis proposé 25 élèves par classe et deux cours en ligne, mais les syndicats ont rejeté cette offre.

Du côté salarial, tous les syndicats d’enseignants demandent environ 2 % d’augmentation par année, tandis que le gouvernement maintient son offre de 1 %. Les conservateurs ont adopté l’an dernier une loi qui plafonne la hausse des salaires de tous les employés du secteur public à 1 % pendant trois ans. Les syndicats d’enseignants et de plusieurs autres employés contestent cette loi devant les tribunaux, en soutenant qu’elle viole le droit à la négociation collective.

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On ne peut dire que jeudi 20 février était la deuxième journée de négociations consécutives car le ministre de l’éducation ne s’est pas présenté mercredi.

J’ai oublié de mentionner que le 2% a été négocié et accepté par le gouvernement il y a longtemps quand on a accepté un gel de salaire pour 5 ans. Le 5 ans c’est écoulé alors le gouvernement Ontarien doit faire sa partie de l’entente.