Les enseignants néo-écossais rejettent une troisième entente de principe

HALIFAX – Les 9300 enseignants des écoles publiques de la Nouvelle-Écosse ont rejeté, par une forte majorité et pour la troisième fois, une entente de principe que leur direction syndicale recommandait d’accepter.

La totalité des membres du syndicat aurait pris part au scrutin électronique, selon le communiqué publié par le syndicat. L’entente a été rejetée par 78,5 pour cent d’entre eux.

Ce refus pourrait préparer la scène d’une possible confrontation entre les enseignants néo-écossais et le gouvernement libéral de Stephen McNeil.

La présidente du syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse, Liette Doucet, a annoncé la reprise de la grève du zèle. Elle dit ignorer si le gouvernement acceptera de retourner à la table des négociations, s’il préférera imposer ses conditions par l’entremise d’une loi ou décréter un lock-out.

Selon Mme Doucet, les syndiqués sont «frustrés et méritent mieux». Si ses membres ont rejeté l’entente de principe, c’est parce que celle-ci n’allait pas assez loin pour résoudre les problèmes que vivent les enseignants et les élèves dans les classes.

La ministre de l’Éducation, Karen Casey, juge que le résultat du vote est décevant pour les élèves, les parents et le gouvernement. Elle n’a donné aucun indice sur la riposte future du gouvernement.

Elle a affirmé, dans un communiqué, que l’entente comprenait des augmentations salariales justes et démontrait la volonté du gouvernement d’investir encore plus d’argent dans les classes.

La convention collective est échue depuis le 31 juillet 2015. Les négociations ont commencé deux mois plus tard. Les enseignants ont le droit de déclencher une grève depuis le 5 décembre.