Les États-Unis annoncent une aide de 820 M$ à l’Ukraine, dont des missiles sol-air

WASHINGTON — Les États-Unis ont annoncé vendredi qu’ils fourniraient à l’Ukraine une nouvelle aide militaire de 820 millions de $, y compris de nouveaux systèmes de missiles sol-air et des radars de contre-artillerie pour répondre à la forte dépendance de la Russie aux frappes à longue portée dans la guerre.

Ces derniers jours, la Russie a lancé des dizaines de missiles à travers l’Ukraine et a bloqué les forces ukrainiennes avec des tirs continus pendant parfois des heures d’affilée.

Des dirigeants ukrainiens ont publiquement demandé aux alliés occidentaux d’envoyer rapidement plus de munitions et de systèmes avancés qui les aideront à réduire l’écart en matière d’équipement et de main-d’œuvre. Ils plaident qu’ils ont besoin de l’aide des alliés occidentaux pour repousser des forces russes plus importantes et lourdement équipées.

Au total, les États-Unis se sont engagés à verser plus de 8,8 milliards de $ en armes et en formation militaire à l’Ukraine. Environ 7 milliards de $ de cette aide ont été annoncés depuis l’invasion russe de février.

«Nous allons soutenir l’Ukraine aussi longtemps qu’il le faudra», a déclaré cette semaine le président Joe Biden lors d’une conférence de presse lors du sommet de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à Madrid. Il a fait valoir que la Russie avait déjà subi un coup porté à sa réputation internationale et des dommages importants à son économie à cause des sanctions occidentales imposées depuis l’invasion.

Les États-Unis donnent aux Ukrainiens «la capacité» pour «qu’ils puissent continuer à résister à l’agression russe, a soutenu M. Biden. Et donc je ne sais pas comment cela va se terminer, mais cela ne se terminera pas par une défaite russe de l’Ukraine en Ukraine.»

Dans le cadre de ce nouvel ensemble de mesures, les États-Unis achèteront deux systèmes connus sous le nom de NASAMS, un système anti-aérien développé par la Norvège et utilisé pour protéger l’espace aérien autour de la Maison-Blanche et du Capitole à Washington. Le Pentagone fournira également aux Ukrainiens jusqu’à 150 000 munitions d’artillerie de 155 millimètres.

Le Pentagone fournira également des munitions supplémentaires pour les systèmes de roquettes à moyenne portée qu’il a fournis à l’Ukraine en juin, connus sous le nom de High Mobility Artillery Rocket Systems (HIMARS). Les munitions proviendront du propre inventaire du département de la Défense en vertu de ce qu’on appelle l’autorité de retrait. Il s’agit du 14e lot d’armes et d’équipements militaires transféré à l’Ukraine à partir des inventaires du département de la Défense depuis août 2021.

Selon des responsables et des analystes occidentaux, la guerre s’est transformée en une impasse dans laquelle les deux parties dépendent fortement de l’artillerie. Si la Russie n’a pas atteint son objectif initial de renverser le gouvernement ukrainien, elle progresse lentement dans la conquête de la région orientale de l’Ukraine, le Donbass.

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Ça « ne se terminera pas par une défaite russe de l’Ukraine en Ukraine. »

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‘Parties pour l’été’ ? Ou ‘il n’y a pas de service au numéro que vous avez composé’ ?
Les deux politiques féminines bien placées à qui ai-je adressé un mot à propos du sujet en titre ici, hier et encore aujourd’hui (« civils encore ciblés »), semblent ne plus être là. P’t’être en vacances jusqu’à l’automne? C’est qu’assauts et assaillis là-bas, eux, n’en prennent guère de vacances. Même jours sacrés, pas de trêve; s’y adonne-t-on religieusement à la guerre. Oh, pardon, à « l’Intervention [ou Opération] spéciale ».

La position américaine, face à cette guerre-‘Opération spéciale’, est ce qu’il y a de plus important, en même temps que de plus énigmatique.

Comprend-on assez bien en effet ce que signifie « Nous allons rester aux côtés de l’Ukraine et toute l’Alliance restera aux côtés de l’Ukraine aussi longtemps qu’il faudra pour assurer qu’ils ne soient pas battus par la Russie »; ainsi que « Nous allons soutenir l’Ukraine aussi longtemps qu’il le faudra ».

Par contre apparaît aussi sibyllin que possible ce passage-ci ci-dessus :

« « Les États-Unis donnent aux Ukrainiens «la capacité» pour « qu’ils puissent continuer à résister à l’agression russe, a soutenu M. Biden. Et donc je ne sais pas comment cela va se terminer, mais cela ne se terminera pas par une défaite russe de l’Ukraine en Ukraine. » »

Qu’est-ce donc qu’une non-« défaite russe de l’Ukraine en Ukraine » ?

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Alors, là, LA Réponse arrive. Aujourd’hui. « Qu’ils essaient ! », s’exclame le Poutine :

« Aujourd’hui, nous entendons qu’ils veulent nous vaincre sur le champ de bataille [les Occidentaux]. Que dire ? Qu’ils essaient ! » Ajoutant que Moscou n’aurait « pas encore commencé les choses sérieuses ».

Voilà là, donc, propos on ne peut plus clair de qqn dont déplorait-on, hier encore, de présumées « intentions opaques »…

« Nous avons plusieurs fois entendu que l’Occident voulait nous combattre jusqu’au dernier Ukrainien. C’est une tragédie pour le peuple ukrainien. Mais il semble que tout se dirige dans cette direction », poursuit-il, en guise d’autre « déclaration martiale ».
Néanmoins, assure-t-il ne pas refuser des « négociations de paix ».

Le maire de Kramatorsk dit : « Je demande à tout le monde : évacuez ! L’évacuation c’est provisoire, il faut préserver la vie maintenant ». *

Cette sagesse ne devrait-elle s’« élargir » à l’Ukraine*, quasi toute, considérant la « folie », illimitée, du gars, toujours vivant, ne rêvant, que de la conquérir – ‘toute’; pendant que « ‘le monde’ », lui, transi de peur, n’envisage toujours pas d’en prendre la défense pour vrai ?

L’Équation s’avère donc des plus limpides : l’un ne recule(ra) devant rien ni personne (« qu’ils essaient! »); les autres reculent devant tout et tous, en particulier devant cet un.

* Patrie ou matrie ? :
Un brave (30 ans) confie : « J’envoie ma femme et après je n’ai plus le choix, je m’enrôle dans l’armée demain ».

Re-voilà là, donc, une guerre qui ne finira jamais? Bien parti/e\s pour ça.

En parallèle ou (dés)accompagnement, débarque de Boris Johnson; qui, semaine dernière encore, blaguait à grands renforts à propos du ‘chest’ parfois exhibé de Poutine. Comme quoi ni frivolité volage ni malfaisance** britanniques ne sauraient r’évoquer bienheureusement les Churchill.

** « Indépassable », « inclassable », n’est-ce pas, cette parfaite perfidie d’un Tony Blair ayant appuyé et soutenu à n’en plus finir à trois mains la sale guerre À l’Irak de cet autre mentueur de grand renom, le moron W. Bush. On n’a guerre à s’inquiéter relativement à l’avenir du monde, hein, lorsque met-on tout ensemble bout à bout ces Poutine, Bush, Boris, Tony et, maintenant, Biden, s’emballant mille fois plus de son rêve d’affaiblissement à moyen terme d’armée russe — ‘grâce à’ leur guerre difficile à l’Ukraine —; que du… devoir qu’il lui incomberait, à lui plus qu’à quiconque d’autre en fait, de faire arrêter ces exécrables vils massacres impardonnablement indignes de notre siècle.

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