Les États-Unis approuvent le premier vaccin contre la COVID-19

WASHINGTON — Les États-Unis ont donné vendredi le feu vert au premier vaccin contre la COVID-19 du pays, ce qui pourrait marquer le début de la fin d’une pandémie qui a tué près de 300 000 Américains.

La vaccination des professionnels de la santé et des résidants de foyers de soins devrait commencer dans les prochains jours, après que la Food and Drug Administration (FDA) eut autorisé le déploiement d’urgence d’un vaccin de Pfizer et de son partenaire allemand BioNTech.

Les doses initiales sont rares et rationnées alors que les États-Unis se joignent au Canada et au Royaume-Uni qui se démèneront pour vacciner le plus de personnes possible avant un long et sombre hiver. Il faudra des mois de travail pour réduire l’ampleur du coronavirus, dont les infections ont atteint des niveaux catastrophiques dans les dernières semaines. 

Bien que la décision de la FDA ne soit intervenue qu’après l’examen des données d’une énorme étude en cours, elle a également été entravée par une pression politique intense. L’administration Trump a accusé l’agence d’être trop lente et a même menacé de destituer le chef de la FDA, Stephen Hahn, si une décision n’était pas rendue vendredi.

Cette décision déclenche ce qui sera la plus grande campagne de vaccination de l’histoire des États-Unis, mais elle a également des ramifications mondiales, car elle constitue un modèle pour de nombreux autres pays confrontés à la même décision.

Le monde a désespérément besoin de plusieurs vaccins pour en avoir suffisamment et le vaccin Pfizer-BioNTech est le premier basé sur des tests scientifiques rigoureux à émerger de cette course mondiale – une réalisation scientifique record qui s’étale normalement sur plusieurs années.

«Je ne pense pas que vous auriez trouvé un scientifique sur cette planète qui aurait prédit cela il y a 11 mois», a déclaré le docteur Paul Offit, un expert en vaccins à l’hôpital pour enfants de Philadelphie qui conseille la FDA.

Les États-Unis étudient un deuxième vaccin, fabriqué par Moderna, qui pourrait être déployé dans une semaine. Début janvier, Johnson & Johnson s’attend à savoir si son vaccin a été efficace dans sa phase finale.

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