Les États-Unis augmenteront leurs exportations de GNL vers le Royaume-Uni

WASHINGTON — Les États-Unis augmenteront leurs exportations de gaz naturel liquéfié vers le Royaume-Uni dans le cadre d’un nouvel accord visant à renforcer la sécurité énergétique et à faire baisser les prix après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Le président Joe Biden et le premier ministre britannique Rishi Sunak ont annoncé mercredi cet accord dans le cadre d’un effort plus large visant à réduire la dépendance mondiale aux exportations énergétiques russes.

L’accord vise aussi à stabiliser les marchés énergétiques occidentaux et à intensifier la collaboration sur l’efficacité énergétique, l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables. 

Le «partenariat sur la sécurité énergétique et l’abordabilité» entre les deux pays sera mis en place par un nouvel organisme dirigé par de hauts responsables britanniques et américains.

Dans le cadre de l’accord, les États-Unis se sont engagés à exporter de 9 à 10 milliards de mètres cubes de gaz naturel liquéfié (GNL), au moins, au cours de l’année prochaine, via les terminaux britanniques — soit plus du double de la quantité exportée en 2021. 

Les exportations de gaz américain vers l’Europe ont fortement augmenté après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février. 

«Pendant cette crise énergétique mondiale provoquée par l’invasion illégale de l’Ukraine par la Russie, il est plus important que jamais que les pays alliés approfondissent leur coopération pour garantir des systèmes internationaux résilients qui reflètent nos valeurs communes», ont indiqué MM. Biden et Sunak dans un communiqué commun.

Cette initiative intervient après que le G7, l’Union européenne (UE) et l’Australie ont adopté la semaine dernière un plafond de prix de 60 $ US le baril sur le pétrole russe, destiné à la fois à empêcher les flambées des prix et à priver le président russe Vladimir Poutine de financement pour sa guerre en Ukraine.

La secrétaire adjointe au Trésor des États-Unis, Elizabeth Rosenberg, déclarait mardi que l’invasion de l’Ukraine par la Russie «avait créé de l’incertitude qui a fait monter le prix du pétrole» d’une moyenne de 70 $ le baril avant l’invasion à un sommet de plus de 140 $ le baril.

En conséquence, «la Russie a profité d’une aubaine grâce aux prix élevés du pétrole, ce qui lui a permis de financer des opérations militaires brutales et de poursuivre sa guerre illégale et injuste contre l’Ukraine, tandis que le reste du monde supporte les coûts de la hausse des prix de l’énergie», a dit Mme Rosenberg. 

Le prix réduit est entré en vigueur lundi, en même temps qu’un embargo de l’UE sur le pétrole russe expédié par mer et une interdiction d’assurance pour ces expéditions. Le plafonnement des prix, qui a été mené par les démocraties riches du G7, vise à empêcher une perte soudaine de pétrole russe qui pourrait entraîner une nouvelle flambée des prix de l’énergie et alimenter davantage l’inflation.

Dans leur accord bilatéral, les gouvernements américain et britannique chercheront également à accélérer le développement de l’hydrogène dit «propre», dérivé du gaz naturel et de sources renouvelables, ainsi qu’à promouvoir l’énergie nucléaire en tant que «source d’énergie sécuritaire».

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