Les États-Unis dénoncent les règles sur la vente de vin en Colombie-Britannique

WASHINGTON — Les États-Unis ont demandé à l’Organisation mondiale du commerce d’établir un groupe pour traiter les différends sur ce qu’ils considèrent être des règlements injustes encadrant la vente de vin dans les épiceries de la Colombie-Britannique.

Le bureau du représentant au commerce des États-Unis fait valoir que les règlements provinciaux discriminent les vins américains et autres vins importés en n’autorisant que la vente de vins britanno-colombiens dans les rayons des épiceries.

Selon le représentant au commerce Robert Lighthizer, le Canada est un marché important pour les viticulteurs américains et les règlements discriminatoires mis en œuvre par la Colombie-Britannique sont inacceptables.

Le secrétaire américain à l’Agriculture, Sonny Perdue, estime pour sa part que la discrimination contre le vin américain est injuste et ne peut pas être tolérée.

De l’autre côté de la frontière, le gouvernement de la Colombie-Britannique soutient que l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) permet à certains détaillants privés de vendre uniquement les vins d’une seule province.

Le ministre britanno-colombien du Commerce, Bruce Ralston, a déclaré par communiqué que le gouvernement allait se tenir debout pour protéger l’industrie du vin de la province et les centaines d’emplois qu’elle génère.

«Nous allons travailler en étroite collaboration avec le gouvernement du Canada pour protéger le mieux possible nos intérêts dans ce différend en tenant compte de nos obligations commerciales internationales. Nous sommes fiers de nos producteurs de vin et de leur apport à notre économie», a commenté M. Ralston.

Les États-Unis affirment que les règlements provinciaux semblent enfreindre les engagements pris par le Canada devant l’Organisation mondiale du commerce et qu’ils ont nui aux producteurs de vin des États-Unis.

Le bureau du représentant au commerce affirme que les exportations américaines de vin vers la Colombie-Britannique totalisaient l’an dernier 56 millions $, soit une part de marché de 10 pour cent.