Les États-Unis éliminent le plus haut général d’Iran dans une attaque à Bagdad

BAGDAD — Les États-Unis ont abattu le plus haut général d’Iran et chef de la Force Al-Qods, l’unité d’élite du Corps des Gardiens de la révolution islamique, lors d’une attaque de drone à l’aéroport international de Bagdad.

Cette intervention ciblée sur le général Qassem Soleimani fait craindre pour une hausse dramatique des tensions dans la région du Moyen-Orient.

L’attaque pourrait entraîner une sévère réplique des forces iraniennes contre les intérêts américains dans la région et déclencher une cascade d’événements vers un conflit armé entre les États-Unis et l’Iran, ce qui représente une menace pour les troupes déployées en Irak, en Syrie et ailleurs.

Le ministère américain de la Défense a déclaré avoir éliminé le général Soleimani parce qu’il «travaillait activement à développer une stratégie d’attaque contre des diplomates américains» et d’autres personnes déployées en Irak et un peu partout au Moyen-Orient.

La Défense accuse également le général Soleimani d’avoir personnellement approuvé l’attaque contre l’ambassade des États-Unis à Bagdad survenue en début de semaine.

Un conseiller du président iranien Hassan Rouhani a rapidement mis en garde le président Donald Trump que Téhéran allait réagir à l’assassinat de son général.

«Avec ce pari, Trump a entraîné les États-Unis dans la situation la plus dangereuse dans la région, a écrit Hessameddin Ashena sur le réseau social Telegram. Quiconque traverse la ligne rouge doit être prêt à faire face aux conséquences.»

L’attaque américaine sur l’aéroport de Bagdad a également tué Abu Mahdi al-Muhandis, le sous-commandant de la milice irakienne soutenue par l’Iran, aussi appelée Unités de mobilisation populaire. Cinq autres victimes ont perdu la vie.

Aux États-Unis, le président Donald Trump se trouvait en vacances dans sa propriété de Palm Beach, en Floride, mais il a pris le soin de publier un drapeau américain sur son compte Twitter.