Les États-Unis suspendent une hausse des tarifs contre la Chine

WASHINGTON — Les États-Unis ont suspendu une hausse des tarifs sur 250 milliards $ US de biens chinois qui devait entrer en vigueur mardi, et la Chine a accepté d’acheter de 40 milliards $ US à 50 milliards $ de produits agricoles américains, dans le cadre d’un cessez-le-feu conclu entre les deux plus grandes économies du monde après 15 mois de guerre commerciale.

La Maison-Blanche a indiqué que les deux parties avaient progressé sur les questions les plus épineuses, notamment la protection laxiste de la propriété intellectuelle étrangère par la Chine. Mais il faudra encore progresser sur les points clés lors des négociations ultérieures, notamment au sujet des accusations des États-Unis voulant que la Chine force les pays étrangers à lui dévoiler des secrets commerciaux en échange d’un accès à son marché.

Les tarifs sur les importations de 250 milliards $ US de biens chinois devaient passer mardi de 25 pour cent à 30 pour cent.

Le président Donald Trump a annoncé la trêve commerciale lors d’une réunion à la Maison-Blanche avec le principal négociateur chinois, le vice-premier ministre Liu He. Cette entente fait suite à deux jours de discussions à Washington.

«Vous êtes de très durs négociateurs», a déclaré M. Trump à la délégation chinoise.

M. Trump n’a pas encore renoncé à l’idée d’imposer des tarifs supplémentaires de 160 milliards $ US sur les produits chinois à compter du 15 décembre, ce qui aurait pour effet d’étendre les sanctions à peu près tout ce que la Chine expédie aux États-Unis. Les tarifs du 15 décembre couvriraient un large éventail de biens de consommation, y compris les vêtements, les jouets et les téléphones intelligents, et seraient probablement ressentis par les acheteurs américains.

Néanmoins, les marchés financiers nerveux ont bien accueilli la perspective d’une réduction des tensions entre Washington et Pékin.

Les deux parties sont principalement dans l’impasse en ce qui a trait aux affirmations de l’administration Trump selon lesquelles la Chine vole la technologie et incite les sociétés étrangères à divulguer des secrets commerciaux dans le cadre d’une campagne acharnée pour devenir le leader mondial de la robotique, des voitures autonomes et d’autres technologies de pointe.

Pékin a hésité à entreprendre le genre de réformes politiques substantielles qui satisferaient les États-Unis. Cela exigerait probablement de la Chine qu’elle réduise ses aspirations à la suprématie technologique, qu’elle considère comme cruciale pour sa prospérité.

Plus tôt vendredi, la Chine a annoncé un calendrier pour la réalisation de sa promesse consistant à autoriser la pleine propriété étrangère de certaines entreprises financières, à commencer par les négociateurs de contrats à terme, le 1er janvier. Pékin tente ainsi de rendre son économie, en ralentissement, plus concurrentielle et efficace.

Les limites de propriété pour les sociétés de fonds communs de placement seront levées le 1er avril et celles des sociétés de valeurs mobilières le seront le 1er décembre, a annoncé la commission chinoise de la réglementation des valeurs mobilières. Jusqu’à présent, les investisseurs étrangers ne pouvaient détenir que 51 pour cent de ces entreprises.

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