Un homme avec un gilet pare-balles a été arrêté au Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu

SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU, Qc — Un jeune homme de 19 ans portant un gilet pare-balles a été arrêté sur le terrain du Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu vendredi dans un événement qui a conduit à un confinement des étudiants et du personnel pendant des heures.

Le signalement au 9-1-1 pour un homme ayant un comportement suspect a été fait à 9h01, et environ une heure plus tard, les policiers ont procédé à l’arrestation du jeune de 19 ans.

Quelques minutes plus tard, les policiers ont aussi interpellé une fille mineure, «qui par la suite fut rencontrée à titre de témoin seulement et n’a pas d’implication dans cet événement», a indiqué par communiqué le Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu.

À ce moment, le Service de police n’était pas encore convaincu qu’il n’y avait pas d’autres suspects et a maintenu le confinement, a-t-on indiqué.

Ce n’est que vers 16h00 que le confinement a été complètement levé. La police a tenu à souligner que «plus de 3000 élèves fréquentent ce cégep à différents moments et qu’aucun incident malheureux n’a été déploré».

Le sergent Jérémie Levesque précisait plus tôt que toutes les personnes qui sortiraient du cégep seraient fouillées pour s’assurer qu’un suspect ne leur glisse pas entre les mains.

Il n’y a eu aucun blessé et aucun coup de feu n’a été entendu, a dit M. Levesque.

L’homme de 19 ans est détenu pour des fins de comparution et fera face à certaines accusations, notamment d’avoir proféré des menaces, a indiqué la police.

L’agente du Service de police, Barbara-Anne Dion, n’a pas pu dire si le jeune homme arrêté est un étudiant du cégep.

À 10 h, la direction du cégep avait envoyé un communiqué pour demander aux étudiants et membres du personnel de se barricader dans des locaux et de fermer les lumières.

La directrice générale Nathalie Beaudoin écrivait qu’un périmètre de sécurité avait été érigé et que personne ne pouvait accéder au cégep. Les activités de l’établissement ont été annulées pour la journée.

Dans une mise à jour sur le site du cégep à 16h00, la direction affirmait que toutes les personnes pouvaient quitter les lieux «calmement», mais que personne ne pouvait réintégrer l’édifice. Le cégep sera accessible en fin de semaine.

Dans un échange de messages avec La Presse Canadienne, Annie Métivier, qui est technicienne en design d’intérieur au cégep, a parlé de l’ambiance lourde qu’il y avait dans l’établissement.

«J’ai vu les policiers avec leurs armes à côté de mon bureau, car il a fallu que je retourne barrer une porte qu’un enseignant avait débarrée, adjacente à mon bureau. Ils me disaient: « Vite, barre, vite et enfermez vous »», a-t-elle relaté.

«Voir les policiers avec leurs armes prêts à tirer… ça augmente le stress.»

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