Les évacuations médicales d’urgence: un savoir-faire au Grand Prix de Montréal

Montréal accueille le Grand Prix de la Formule 1, l’un des plus grands événements sportifs au Canada. Mais ce sport à haute vitesse vient aussi avec des risques de graves accidents. Depuis plusieurs années, Airmedic est devenu une référence lorsque vient le moment d’effectuer des évacuations médicales. 

Airmedic est présent au circuit Gilles-Villeneuve et travaille conjointement avec le centre hospitalier de traumatologie Sacré-Cœur pour faire des évacuations d’urgences en cas de besoin. 

Sur place, près du circuit Gilles-Villeneuve, une salle de traumatologie à la fine pointe de la technologie a été aménagée de A à Z. «On a tout l’équipement ici, on pourrait vous ouvrir le thorax. C’est la même chose que la salle de traumas la plus sophistiquée», décrit le co-médecin en chef du Grand Prix, également directeur médical du programme de traumatologie de l’hôpital du Sacré-Cœur, le Dr Ronald Denis. 

Pendant le Grand Prix, des appareils EC145, qui sont faits pour les transports médicaux, sont fournis par la Airmedic. Les pilotes sont habitués à atterrir à des endroits particuliers, notamment l’héliport de l’hôpital du Sacré-Cœur.

Si un accident survient, le cas est évalué par le personnel médical sur place, et ce sont eux qui décrètent si le patient a besoin d’un transport médical aérien ou terrestre. Et les transports par voie aérienne ne sont pas si anodins, une année, douze transports médicaux ont été effectués par la voie des airs. 

«Nous avons deux hélicoptères au service de l’organisation pour pouvoir évacuer les personnes. On a toujours un appareil en attente et un sur place pour qu’on puisse faire une transition au cas où il y a un cas majeur, comme une crise cardiaque dans le public ou un accident automobile sur la piste», explique  le directeur des relations publiques des communications chez Air Médic, Jean-Patrick Laflamme.  

Il assure que tous les transferts se passent bien parce que les équipes sont bien préparées. Elles suivent des formations et des simulations sont effectuées avant la grande compétition mondiale de course automobile. 

Cela fait 10 ans que Airmedic effectue des opérations pré-hospitalières d’urgence. M. Laflamme souligne qu’il partage leur expérience avec les membres du personnel médical de Sacré-Cœur, qui sont «réellement»  les gens de premières lignes.  

Le Dr Denis estime que l’équipe sur place est l’une des meilleures au monde. Il explique que pour lui et les autres membres du personnel, c’est le même travail qu’ils sont habitués à faire. «On fait juste se déplacer d’endroit», dit-il. 

L’hôpital du Sacré-Cœur est l’un des plus importants centres ultraspécialisés en traumatologie au Québecainsi que l’unique centre d’expertise pour les personnes blessées médullaires pour l’ouest du Québec.

Côté logistique, le Dr Denis explique que pour le Grand Prix, il y a deux listes de personnel de garde à l’hôpital: la liste régulière en traumatologie et une deuxième liste pour le Grand Prix. «Il y a 17 médecins spécialistes bénévoles qui font la garde pour ne pas déranger le travail quotidien. Durant la semaine du Grand Prix, il y a deux mondes en parallèle, mais qui offre le même traitement aux deux». 

Il spécifie que les pilotes n’ont pas priorité sur les autres patients, par exemple quelqu’un qui aurait un accident de la route. L’objectif est de ne pas déranger ceux qui sont de garde pour les patients. 

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