Les évictions commerciales en Ontario seraient temporairement interdites

TORONTO — Le gouvernement de l’Ontario devait déposer mercredi un projet de loi pour interdire temporairement les évictions dans les commerces.

Selon le gouvernement, cette loi viendrait protéger les locataires commerciaux d’une expulsion ou d’une saisie d’actifs à cause des impacts de la COVID-19. La loi serait rétroactive au 1er mai, soit un mois plus tôt que ce que le Parti progressiste-conservateur avait suggéré lorsqu’il en avait fait l’annonce plus tôt en juin.

Le Parti néo-démocrate a réclamé que ces mesures soient rétroactives à compter du milieu du mois de mars, au début de la pandémie au Canada. Le NPD demande aussi que ces mesures s’appliquent à toutes les entreprises, pas seulement celles protégées par un programme fédéral-provincial d’aide pour le loyer commercial, mais auquel certains propriétaires ne vont pas souscrire.

Le cabinet du leader du gouvernement en Chambre a précisé que l’objectif était d’obtenir un accord unanime de tous les partis, mercredi, afin d’accélérer l’adoption du projet de loi pour qu’il entre en vigueur en soirée.

Baisse des hospitalisations

Par ailleurs, la province a rapporté 190 nouveaux cas de la COVID-19 mercredi, ainsi que 12 décès additionnels.

Plus de 80 pour cent de tous les nouveaux cas viennent de Toronto, de Peel et de Windsor-Essex, les trois seules régions de la province qui ne passeront pas vendredi à la phase deux du plan de déconfinement. La province compte maintenant 32 744 cas, incluant 2550 décès et 27 784 personnes rétablies, soit 353 de plus que la veille.

Les hospitalisations ont chuté à 383, le plus petit total depuis que la province a commencé à dévoiler cette statistique au début du mois d’avril. Le nombre de patients aux soins intensifs a également baissé à son plus bas niveau depuis cette période, tout comme le nombre de patients nécessitant un respirateur.

Le gouvernement a aussi prolongé jusqu’au 30 juin toutes les mesures d’urgence actuellement en vigueur. Le premier ministre Doug Ford a fait savoir que la province révisera chacune de ces mesures au cas par cas afin de déterminer si elles peuvent être ajustées ou levées, au moment où les responsables tentent de maîtriser la propagation de la COVID-19.

Certaines mesures d’urgence ont été allégées plus tôt en juin, notamment la limite pour les rassemblements, qui est passée de cinq à dix personnes.

La plupart des régions de la province ont entamé la seconde phase du déconfinement, permettant la reprise des activités pour un plus grand nombre d’entreprises.

M. Ford avait décrété l’état d’urgence sanitaire le 17 mars, une mesure qui doit également prendre fin le 30 juin.

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