Les familles de Canadiens coincés au Pérou veulent des réponses

Des parents de Canadiens coincés au Pérou depuis la fermeture de la frontière du pays d’Amérique du Sud s’inquiètent et cherchent à obtenir de l’information claire sur la manière de ramener leurs enfants à la maison.

Le fils d’Amit Konorty, prénommé Jacob, est âgé de 24 ans. Tout son groupe de touristes et lui-même cherchent un moyen de quitter le pays depuis que le Pérou a déclaré l’état d’urgence face à la pandémie de la COVID-19.

Les frontières du pays sont fermées depuis lundi et pour une période d’au moins 15 jours.

Aucun moyen de transport n’est opérationnel entre les villes et le groupe a reçu la consigne de demeurer confiné à l’hôtel.

«On est immédiatement tombé en mode panique», a confié M. Konorty depuis Toronto.

Dès qu’il a appris la nouvelle, le père a acheté un billet d’avion d’Air Canada pour un vol Lima-Toronto en date du 3 avril. Le hic, c’est que le transporteur a depuis annulé la plupart de ses vols internationaux et M. Konorty ne sait pas si le vol de son fils en fait partie.

Mercredi, Air Canada a annoncé qu’elle n’allait maintenir que certains ponts aériens vers de grandes villes afin de rapatrier les Canadiens à l’étranger. Seules les villes de Londres, Paris, Francfort, Delhi, Tokyo et Hong Kong devraient être desservies. 

Le père très inquiet pour son fils dit avoir écrit plusieurs fois par courriel aux autorités gouvernementales, à son député local et à l’ambassade canadienne. Il n’aurait reçu aucune réponse.

«Il y a un énorme sentiment d’impuissance. C’est vraiment angoissant», a-t-il partagé.

Un groupe Facebook créé pour les Canadiens coincés au Pérou compte plus de 470 membres. Ceux-ci partagent des informations, des conseils et des captures d’écran de leurs courriels sans réponse envoyés aux autorités.

Certains ont soumis l’idée de noliser un avion en groupe.

Le premier ministre Justin Trudeau dit avoir discuté avec les dirigeants de West Jet et d’Air Canada, mercredi, et avoir souligné l’importance de rapatrier ces citoyens pris au piège par la pandémie.

«Nous allons travailler très, très fort pour ramener les Canadiens à la maison», a-t-il brièvement commenté lors de son point de presse quotidien, jeudi matin.

Air Canada a reçu un préavis de 24 heures du Pérou concernant les interdictions de vols internationaux, a indiqué par courriel le porte-parole du transporteur, Peter Fitzpatrick.

Les entreprises n’ont eu que peu de temps de réagir ou d’établir une stratégie.

Air Canada a offert un tarif spécial d’aller simple pour permettre aux gens de rentrer au pays et collabore avec Ottawa en vue de noliser des appareils.

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