Les femmes enceinte auront de l’aide financière, dit la ministre de l’Emploi

OTTAWA — Les femmes enceintes qui ont été exclues d’un programme clé d’aide d’urgence lié à la pandémie de COVID-19 recevront une aide financière et seront admissibles aux prestations fédérales lorsqu’elles partiront en congé de maternité, a indiqué vendredi la ministre canadienne de l’Emploi.

Les femmes enceintes qui ont demandé des prestations d’assurance-emploi au début de la pandémie ont constaté qu’elles n’étaient pas automatiquement transférées à la Prestation canadienne d’urgence (PCU) lorsque cette dernière est devenue disponible, plus tôt en avril.

Plusieurs attendent toujours leur premier versement de prestations et craignent de ne pas travailler suffisamment d’heures pour être admissibles aux prestations de maternité et parentales du programme d’assurance-emploi.

La ministre de l’Emploi, Carla Qualtrough, a indiqué vendredi que la situation serait corrigée pour s’assurer que personne ne soit défavorisé.

«Elles vont avoir un accès complet à leurs droits de maternité et parentaux et elles recevront les montants exacts, mais il semble que cela prenne beaucoup de temps parce que nous résolvons les problèmes au quotidien», a-t-elle expliqué lors d’une entrevue.

«Elles obtiendront ce à quoi elles ont droit (…) car il n’y a pas de scénario où nous n’accordons pas ce droit aux gens.»

Les futures mères comptent parmi le groupe de plus de sept millions de Canadiens qui ont demandé la PCU. Les chiffres publiés en matinée par le gouvernement fédéral révèlent que 22,4 milliards $ ont été versés par l’entremise de la prestation de 2000 $ par mois.

Entre le moment où le gouvernement a commencé à accueillir les demandes d’aide, au début du mois, et jeudi, il a reçu 7,12 millions de demandes uniques pour le programme, qui dispose d’un budget de 24 milliards $.

La PCU est l’un des nombreux programmes que les libéraux ont dévoilés ces dernières semaines pour lutter contre les retombées économiques de la pandémie de COVID-19. Les dépenses combinées de ces programmes totalisent plus de 145 milliards $.

DPB

Quatre de ces mesures sont examinées dans des rapports publiés vendredi par le Directeur parlementaire du budget.

Selon ce dernier, le programme de prêts de 25 milliards $ aux entreprises coûtera probablement un peu plus de 9,1 milliards $ au gouvernement fédéral avec le regroupement de la somme du coût d’intérêt, du coût du défaut de paiement et du coût de l’exonération du remboursement des prêts.

Les libéraux ont créé le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes pour accorder des prêts sans intérêt pouvant atteindre 40 000 $ afin de couvrir leurs coûts de fonctionnement. Cette mesure prévoit une exonération de remboursement pouvant atteindre 10 000 $ du prêt si celui-ci est remboursé d’ici la fin de 2022.

Les dépenses directes consacrées à l’aide aux travailleurs et aux entreprises ont creusé le déficit fédéral pour l’exercice en cours et alourdi la dette nationale.

Dans la revue financière mensuelle, le ministère des Finances indique que pendant les 11 premiers mois de l’exercice précédent — la période d’avril 2019 à février 2020 — le gouvernement a cumulé un déficit de 7 milliards $, comparativement à un excédent de 3,1 milliards $ pour la même période un an plus tôt.

Les revenus ont augmenté de 8 milliards $, ou 2,7 %, reflétant en grande partie une augmentation de l’impôt sur le revenu des particuliers, indique le rapport.

Les dépenses consacrées aux programmes ont augmenté de 17,5 milliards $, ou 6,3 %, en raison de l’augmentation des paiements de prestations aux aînés et pour les enfants, entre autres transferts aux particuliers, ainsi que des transferts importants à d’autres administrations, comme le financement aux provinces et aux territoires dans le cadre d’accords de formation professionnelle.

La dette fédérale nette a dépassé 780 milliards $, a précisé la revue financière.