Les forêts du Québec ont peu souffert des feux cet été, grâce à des pluies régulières

MONTRÉAL — Les forêts québécoises ont très peu souffert des incendies cet été, selon la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

En effet, l’organisme dénombrait jeudi 235,9 hectares brûlés durant la saison estivale de 2022. Cela ne représente qu’une petite fraction de la moyenne des dix dernières années à pareille date, qui s’élève à 180 820,5 hectares.

«On peut voir un certain nombre de feux, mais toujours de très petits feux», a noté l’agente à la prévention et aux communications pour la SOPFEU Mélanie Morin. Le nombre d’incendies ― indépendamment de leur taille ― était lui aussi moindre que la moyenne, soit 356 sur les 436 attendus.

Mme Morin attribue ce succès à une météo favorable, «compte tenu des précipitations qui étaient sur une base régulière tout au long de la saison». Les pluies qui tombaient aux deux à trois jours «faisaient en sorte qu’il n’y avait jamais un assèchement significatif dans les forêts du Québec».

Le mois d’août qui vient de se terminer n’a pas brisé la tendance, alors que seulement 6,7 hectares y ont été brûlés, au lieu des 73 qui forment la moyenne des dix dernières années.

Sur les 48 incendies qui ont été déclarés durant cette période, pas moins de 90 % d’entre eux ont été causés par l’activité humaine, notamment récréative.

Des Québécois à la rescousse

Alors que la belle province restait somme toute tranquille, la SOPFEU a dépêché des pompiers pour prêter main forte ailleurs en Amérique du Nord.

«Nous avons des pompiers qui sont allés en Alberta au mois de juillet, nous avons des avions-citernes et des aéroporteurs qui sont allés à Terre-Neuve au début du mois d’août et présentement, nous avons 20 pompiers forestiers et un représentant de l’agence qui sont en direction de l’état de New York pour travailler sur un incendie dans le parc Minnewaska», a indiqué Mme Morin.

Selon elle, l’entraide devenue chose courante entre les organismes qui combattent les feux de forêt et «lorsque le Québec a besoin d’aide, quand on a une situation qui dépasse nos capacités, on peut faire appel aux autres provinces et même à des États américains».

Elle assure que ce soutien ne nuira en aucun cas au Québec, comme «on parle seulement de 20 pompiers forestiers, mais nous en avons plus de 300 au Québec, en plus de nos combattants auxiliaires». De plus, «le danger d’incendie est présentement de bas à modéré» sur l’ensemble du territoire et «toute agence qui prête du personnel peut rapatrier son personnel en tout temps».

Mme Morin prévient toutefois que la saison des feux ne sera pas terminée avant novembre, et qu’il est encore trop tôt pour prévoir à quoi ressemblera l’automne.

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