Les gens de Campobello, au N.-B. réclament un traversier pour éviter les É.-U.

FREDERICTON — Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick estime que le moment est venu de créer un lien permanent en traversier vers l’île Campobello.

Des résidents de l’île sont obligés de passer par les États-Unis, via le Maine, pour se rendre au Canada. Les insulaires peuvent compter sur un service de traversier saisonnier avec l’île voisine de Deer pendant les mois d’été, mais David Coon estime qu’un service à l’année, attendu depuis longtemps, est maintenant essentiel.

Un accord entre les deux pays permet aux résidents de Campobello qui veulent acheter leurs produits de première nécessité de traverser un pont vers Lubec, dans le Maine, puis de rouler une heure en territoire américain avant d’atteindre St.Stephen, au Nouveau-Brunswick — sans avoir à s’isoler pendant 14 jours au retour.

Ulysse Robichaud, un habitant de l’île, soutient que bien des gens ne vont dans le Maine que pour magasiner et que cette frontière ouverte laisse l’île vulnérable au coronavirus.

Le premier ministre Blaine Higgs a déjà indiqué que l’arrangement actuel fonctionne et qu’il n’est pas prévu de le changer. Il estime que la demande ne justifie pas l’offre d’un service de traversier à l’année.