Le premier ministre de la C.-B. espérait l’aide des États-Unis et de l’Australie

VANCOUVER — Le gouvernement de la Colombie-Britannique est en pourparlers avec les États-Unis et l’Australie pour leur participation éventuelle dans la lutte contre quelque 300 incendies de forêt qui ravagent la province — mais la COVID-19 et la situation des incendies de forêt ailleurs limitent l’aide disponible.

Le premier ministre John Horgan l’a annoncé mercredi en conférence de presse depuis Castlegar, où il visitait le poste de commandement du sud-est de la société de protection des forêts contre le feu de la province.

Plus de 3000 pompiers et membres du personnel de soutien combattent déjà les flammes, dont des équipes de l’Alberta, du Nouveau-Brunswick et du Québec. Une centaine de pompiers du Mexique doivent arriver ce week-end et le gouvernement fédéral déploie 350 militaires.

M. Horgan a souligné mercredi que ces incendies de forêt s’étaient déclarés juste au moment où l’industrie touristique espérait amorcer sa reprise après la pandémie. Il a promis que le gouvernement travaillerait avec l’industrie et les groupes de travailleurs pour les soutenir.

Le premier ministre a demandé aux gens qui avaient planifié des séjours à proximité des zones d’incendie de vérifier avant de partir auprès des ressources locales, y compris leurs fournisseurs d’hébergement, pour s’assurer qu’il est toujours sécuritaire de se rendre sur place.

«Il s’agit d’une démonstration très nette de la façon dont le changement climatique est avec nous, pas seulement par intermittence, mais tout le temps», a déclaré M. Horgan.

D’autres évacuations

Alors que l’état d’urgence est entré en vigueur dans toute la Colombie-Britannique mercredi, des centaines de résidents ont rejoint les milliers d’autres qui avaient déjà été forcés de quitter leur foyer jusqu’ici.

Le district régional de Kootenay Boundary a déclaré mardi l’état d’urgence local et ordonné l’évacuation de 122 propriétés, alors que les résidents de 304 autres propriétés ont été mis en état d’alerte. L’incendie de forêt de Nk’Mip Creek, qui fait 20 kilomètres carrés dans le sud de la vallée de l’Okanagan, se dirige vers l’est, parallèlement à la frontière américaine toute proche. Cet incendie, déclenché lundi, a déjà forcé des évacuations entre les villes d’Oliver et d’Osoyoos.

Il s’agit de l’un des quelque 300 incendies qui font rage dans cette province, dont 39 sont menaçants ou risquent de l’être. Selon le ministère des Forêts, ces incendies ont jusqu’ici donné lieu à des ordres d’évacuation pour plus de 3000 propriétés en Colombie-Britannique.

Au moins une demi-douzaine d’autres ordres d’évacuation ont été lancés mardi soir, dont un pour la communauté de Fauquier, dans le sud-est de la province. Au nord de Kelowna, une grande partie du district de Shuswap à Sicamous a également été évacuée et davantage de résidences sont en état d’alerte, après qu’un accident de la circulation a provoqué un incendie qui s’est propagé aux broussailles voisines.

Un état d’urgence provincial est entré en vigueur en Colombie-Britannique à minuit mercredi. Le ministre de la Sécurité publique, Mike Farnworth, a déclaré que les vents forts attendus ont le potentiel d’attiser les incendies de forêt existants et de forcer des évacuations massives.

L’état d’urgence donne aux agences gouvernementales, au commissaire aux incendies et à la police le pouvoir de prendre toutes les mesures qu’ils jugent nécessaires pour lutter contre les incendies de forêt et protéger les personnes et les communautés.

Le ministre Farnworth accueille favorablement le soutien de l’armée canadienne, car les ressources disponibles en Colombie-Britannique sont entièrement affectées à l’heure actuelle, a-t-il dit. «Le soutien aérien des Forces canadiennes s’est déjà avéré inestimable pour déplacer des équipages et de l’équipement dans toute la province et aider aux évacuations préventives», a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le ministre ne précise pas à quel moment les militaires vont arriver, mais il explique que ces sapeurs seront chargés de tenir les lignes de feu existantes, de supprimer les points chauds et d’ériger de nouvelles lignes de feu sur les incendies prioritaires.

«Nous devons tous nous serrer les coudes en tant que Britanno-Colombiens et suivre l’exemple du personnel d’urgence», a indiqué le premier ministre Horgan mercredi.

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