Les infirmières francophones du N.-B. se disent victimes de discrimination

MONCTON, N.-B. — Un groupe d’infirmières francophones du Nouveau-Brunswick porte plainte auprès du Commissariat aux langues officielles de la province, estimant que leur association professionnelle défavorise les étudiantes parce qu’il n’y a pas suffisamment de matériel préparatoire en français pour l’examen d’accès à la profession.

Ces infirmières francophones portent plainte contre l’Association des infirmières de la province et contre le premier ministre de la province, pour violation de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick.

Dans leur plainte, les infirmières francophones rappellent qu’en vertu de cette loi, «nul ne peut être défavorisé du fait qu’il a exercé son droit de choisir la langue officielle dans laquelle il satisfait aux exigences qu’impose l’association professionnelle».

Or, en mai 2018, écrivent les plaignantes, le Commissariat aux langues officielles avait conclu qu’il existait «un écart considérable quant aux ressources de préparation à l’examen qui sont disponibles pour une communauté linguistique par rapport à ce qui est disponible pour l’autre».

«Des reportages récents de Radio-Canada Acadie et de L’Acadie Nouvelle montrent clairement que les étudiantes et étudiants francophones sont défavorisés par cet examen et que de plus en plus de ces étudiants choisissent, en conséquence, de faire l’examen en anglais», lit-on dans la plainte au Commissariat.

Les plaignantes soutiennent que depuis le dépôt du rapport en mai 2018, l’Association des infirmières du Nouveau-Brunswick «n’a fait aucun effort pour chercher à trouver des solutions qui permettraient de corriger le déséquilibre qui existe entre les francophones et les anglophones en ce qui a trait à l’accès à la profession».

«Nous soutenons de plus que l’attitude de l’Association met en péril le futur de la profession d’infirmière pour les francophones», conclut-on.

Le premier ministre est aussi visé par la plainte parce qu’en vertu de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick, c’est lui qui en est le garant.