Les infirmières invitées à dénoncer les situations dangereuses ou inacceptables

Les infirmières et autres professionnels de la santé sont invités à dénoncer les situations dangereuses ou inacceptables durant la pandémie de COVID-19 sur un site web, a annoncé la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ).

Le syndicat invite notamment ses 76 000 membres à témoigner sur cette nouvelle plateforme intitulée «Je dénonce!» des enjeux relatifs à la santé et à la sécurité au travail, à la gestion du matériel de protection et à la gestion des ressources humaines.

Dans un communiqué publié lundi soir, la FIQ dit qu’elle veut ainsi «mettre en évidence la réalité quotidienne» de ses membres. Elle espère également que cette plateforme de dénonciation serve à fournir aux journalistes «un portrait juste de la situation».

Les témoignages sont rassemblés par région administrative. L’outil recensera aussi pour chaque établissement le nombre d’employés de membres de la FIQ qui sont en isolement et le nombre d’entre eux qui ont déclaré avoir contracté la COVID-19.

La population peut pour sa part transmettre des témoignages de soutien sur le site web.

Perdre ses ailes

Lundi soir, le site web rassemblait déjà une cinquantaine de témoignages. Dans plusieurs d’entre eux consultés aléatoirement par La Presse canadienne, des travailleurs s’indignent de l’absence ou de la rareté des masques N95, des jaquettes et des gants.

Des infirmières font parfois référence au vocabulaire du premier ministre qui les a souvent qualifiées d’anges gardiens. «Un ange qui commence a perdre ses ailes», est-il écrit en signature d’un message.

Au nombre des témoignages, un grand nombre de femmes enceintes se disent inquiètes et réclament un retrait préventif, ce que leur employeur leur refuserait jugeant que leur milieu de travail n’est pas dangereux. L’une d’elles, qui en est à sa 31e semaine de grossesse, affirme que certains de ses collègues mènent des tests de dépistage de la COVID-19.

Et puis, il y a aussi ce travailleur qui raconte qu’un gestionnaire lui a ordonné de se présenter au travail malgré qu’il avait plusieurs symptômes s’apparentant à la COVID-19, dont des maux de gorge et de la fièvre. Les recommandations gouvernementales ne s’appliquent pas aux travailleurs de la santé, se serait-il fait répondre. L’employé affirme qu’il ne sera pas rémunéré étant donné qu’il a refusé d’obtempérer, une situation qu’il estime «inhumaine et écoeurante».

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Je ne suis pas dans le domaine hospitalier mais mon amie elle oui et elle a peur de dénoncer car c’est une résidence pour personne agés privé.Dans cet endroit il y a des personnes qui ont les symptome du covid 19 et le propriétaire ne fait rien.Tout ceux qui y travail en tant que proposé non aucun masque sauf les infirmières et pourtant elle sont très proche puisqu’elle les laves.Le propriétaires cache les gants et masque!!Mon amie travail 14 jours par mois au salaire minimum alors si elle perd cette emploi elle est dans la merde.
Cet endroit c’est au 1734 avenue de l’église a Verdun un ancien pensionnat je crois.
Merci de faire suivre a qui de droit S.V.P.