Les infirmières praticiennes spécialisées seront autonomes dès janvier

MONTRÉAL — Les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) pourront dès le 25 janvier, sans la surveillance d’un médecin, diagnostiquer des maladies et faire des plans de traitement pour des maladies comme le diabète, l’hypertension, l’asthme et les maladies pulmonaires obstructives chroniques, ainsi qu’effectuer des suivis de grossesse.

Cette «avancée historique» qui «reconnaît pleinement les compétences des IPS» se traduira, selon Québec, par un meilleur accès aux soins de santé pour la population, a indiqué vendredi le cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, qui a également la responsabilité de l’application des lois professionnelles.

«Je souhaite que les IPS puissent contribuer à l’amélioration de nos soins de santé à la hauteur de leurs ambitions et de leurs compétences, a déclaré la ministre dans un communiqué. L’entrée en vigueur de cette loi constitue incontestablement l’aboutissement d’un des dossiers dont je suis le plus fière dans ma carrière politique.»

Le changement est rendu possible par l’approbation par Québec du Règlement sur les infirmières praticiennes spécialisées. Il met en œuvre la Loi modifiant la Loi sur les infirmières et les infirmiers et d’autres dispositions afin de favoriser l’accès aux services de santé.

La ministre McCann avait déposé son projet de loi en octobre 2019 alors qu’elle était ministre de la Santé et des Services sociaux.

La loi permet aux IPS d’effectuer certains actes autrefois réservés aux médecins, notamment en matière de santé et sécurité au travail, d’aide apportée aux personnes et aux familles, d’assurance automobile, de santé et de services sociaux, de garde à l’enfance, etc.

Laisser un commentaire