Les ingénieurs du gouvernement en grève pour une troisième fois, à minuit

MONTRÉAL — Les ingénieurs à l’emploi du gouvernement du Québec déclencheront la grève pour une troisième fois, dans la nuit de lundi à mardi, à moins d’une entente d’ici là quant au renouvellement de leur convention collective.

L’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), qui représente ces 1800 ingénieurs, a transmis une invitation aux représentants gouvernementaux, en après-midi lundi, dans le but de tenter un ultime rapprochement lundi soir. Il reste donc une mince chance que les parties parviennent à s’entendre.

À défaut de progrès significatifs ou d’un accord, ces ingénieurs débraieront donc une troisième fois à compter de 00h01 dans la nuit de lundi à mardi.

Ils sont à l’emploi principalement du ministère des Transports, puis du ministère de l’Environnement et des autres ministères,

Les membres de l’APIGQ avaient débrayé une première fois le 22 avril, avant d’interrompre leur grève pour revenir à la table de négociation en mai.

Puis les négociations avaient avorté, le 31 mai, alors que les deux parties s’étaient dites «à un cheveu d’une entente». Les syndiqués avaient donc débrayé une deuxième fois à compter du 1er juin.

Puis les ingénieurs avaient repris le travail le 9 juin. D’autres discussions ont eu cours depuis, sans parvenir à une entente. Finalement, ils débraieront une troisième fois à compter de 00h01 dans la nuit de lundi à mardi.

Le principal point en litige porte maintenant sur la rémunération en lien avec la classification des ingénieurs.

Mercredi dernier encore, des entrepreneurs en génie civil et en voirie s’inquiétaient des répercussions d’un autre débrayage de la part de ces ingénieurs à l’emploi du gouvernement. Ces derniers s’occupent en effet de la surveillance des chantiers et de leur lancement, entre autres tâches. L’Association des constructeurs de routes et grands travaux affirmait que des entrepreneurs envisagent déjà de réclamer des dédommagements à Québec à cause des délais encourus dans leurs chantiers de construction.

Le dossier s’est aussi envenimé, alors que l’APIGQ a déposé des plaintes de négociation de mauvaise foi à l’égard du gouvernement du Québec et allègue également le recours à des briseurs de grève devant le Tribunal administratif du travail.

La semaine dernière, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, avait manifesté une certaine lassitude, soulignant que Québec en était à sa «dixième offre gouvernementale» à ses ingénieurs sans que les parties parviennent à s’entendre. «Il faut mettre de l’huile de coude, venir s’asseoir à la table et poursuivre la conversation», avait-elle dit.

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