Les interprètes du Parlement n’ont pas droit à des indemnités s’ils sont malades

OTTAWA — Les interprètes fédéraux qui ont notamment traduit les propos des autorités pendant les points de presse au cours de la pandémie de COVID-19 craignent de ne pas pouvoir recevoir des indemnités s’ils tombent malades.

Nicole Gagnon, une membre de la section canadienne de l’Association internationale des interprètes de conférence (AIIC), dit avoir été récemment informée par le ministère des Services publics et des Approvisionnements que les interprètes n’ont pas droit à ces indemnités parce qu’ils sont des pigistes et non des employés.

L’AIIC a récemment écrit une lettre à la ministre Anita Anand pour lui demander de l’aide dans ce dossier.

Mme Gagnon souligne que les interprètes n’auraient pas droit à des indemnités même s’ils doivent se placer en quarantaine à cause de la COVID-19.

Le ministère n’a pas répondu à une demande de commentaires.

Mme Gagnon dit que cette décision soulève l’ire des interprètes, eux qui doivent faire davantage attention à leur voix à case de la qualité sonore de la plateforme ne ligne utilisée par le Parlement pour ses séances virtuelles.

La Chambre des communes et le Sénat ne peuvent être en séance que si des services de traduction en français et en anglais sont offerts aux parlementaires, en vertu de la Loi sur les langues officielles.

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