Les jeunes LGBT connaissent plus de troubles alimentaires que les jeunes hétéros

VANCOUVER – Une nouvelle étude réalisée en Colombie-Britannique conclut que les jeunes gais, lesbiennes et bisexuels continuent à prendre des moyens draconiens pour perdre du poids, alors que ces méthodes sont de moins en moins populaires chez les hétérosexuels.

Une autre recherche menée auprès de 26 000 élèves de secondaire au Massachusetts suggère même que le problème est encore plus accentué chez les lesbiennes et les filles bisexuelles que chez les garçons gais ou bisexuels.

Les résultats de l’étude britanno-colombienne réalisée à l’aide d’un plus vaste échantillon vont dans le même sens: les jeunes gais, lesbiennes et bisexuels ont davantage que les autres recours au jeûne, aux purges, aux laxatifs et autres «pilules minceur» afin de perdre du poids.

Le chercheur principal de l’étude, Ryan Watson, boursier de recherches postdoctorales à la faculté des sciences infirmières de l’Université de Colombie-Britannique, soutient que les programmes de saine alimentation, qui semblent assez bien fonctionner chez les jeunes hétérosexuels, n’atteignent pas encore les jeunes gais, lesbiennes et bisexuels. Les résultats de cette étude n’ont pas encore été publiés dans une revue scientifique.

L’étude du Massachusetts, menée auprès d’élèves du secondaire sur une période de 14 ans, conclut qu’en 2013, les lesbiennes étaient deux fois plus nombreuses qu’en 1999 à admettre le recours aux purges ou au jeûne. En comparaison, 8 pour cent des adolescentes hétérosexuelles disaient avoir recours aux purges en 1999, mais ce chiffre passait à 5 pour cent 14 ans plus tard. Les résultats de l’étude du Massachusetts sont publiés dans l’«International Journal of Eating Disorders».

M. Watson ignore les raisons qui peuvent expliquer ces écarts, mais il est clair, selon lui, qu’il faut s’adresser différemment aux jeunes des minorités sexuelles pour prévenir les troubles alimentaires.