Les jeunes libéraux veulent inspirer les candidats à la chefferie

MONTRÉAL — Quelque 400 personnes sont attendues au cours du week-end au 37e congrès de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ), à l’Université Laval, à Québec.

Ces jeunes militants espèrent que les résolutions qu’ils adopteront vont inspirer ceux et celles qui aspirent à diriger le Parti libéral afin de reconquérir l’électorat québécois. Ils veulent séduire particulièrement les francophones et ceux qui ont exprimé leur cynisme envers les vieux partis lors du dernier scrutin se tournant largement vers la Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire.

En entrevue à La Presse canadienne avant l’ouverture du congrès, le président sortant des jeunes libéraux, Stéphane Stril, ne craignait pas que les idées des jeunes libéraux passent inaperçues au moment où les troupes du PLQ sont préoccupées par la course au leadership à venir…bien au contraire.

«Pour cette course à la chefferie, c’est un système de pondération. Chaque circonscription a le même nombre de points et au total, 33 pour cent des points seront accordés aux militants de la Commission-Jeunesse. C’est un poids qui est considérable, affirme M. Stril. Les candidats ne pourront pas passer à côté de l’appui des jeunes militants. Je pense même que ce sera un incitatif plus fort pour qu’ils écoutent les revendications des militants de moins de 25 ans.»

La lutte aux changements climatiques et le développement de technologies de pointe pour assainir l’environnement et en faire un moteur économique, en exportant ces nouvelles technologies, seront le point central des discussions de deux jours. L’aile jeunesse du parti souhaite même en faire un projet d’envergure au même titre que les projets de la Baie-James et du Plan Nord. 

«Nos jeunes militants et je pense que beaucoup de jeunes au Québec souhaitent qu’on ait quelque chose de rassembleur, un projet qui va nous pousser un peu vers l’avenir, affirme M. Stril. Les jeunes veulent un projet de société. C’est peut-être ce qui a manqué dans la dernière campagne électorale.»

Les thèmes de la justice sociale, de la langue, de la culture et «la montée du populisme au Québec et ailleurs dans le monde» sont aussi à l’ordre du jour des discussions qui mèneront à l’adoption de résolutions qui seront présentées sous forme de recommandations aux élus du PLQ et bien sûr aux candidats au leadership.

«On restera neutre tout le long, mais dans la situation politique actuelle, on ne peut pas se permettre d’avoir un couronnement ou une course à deux. Il faut que les militants puissent avoir le choix entre différentes personnalités, différents courants de pensée afin de pouvoir choisir la personne la plus apte à nous représenter aux prochaines élections.» 

Le président des jeunes libéraux refuse toutefois de voir en le Parti libéral du Québec un vieux parti avec de vieilles idées, qui doit rajeunir ses politiciens coûte que coûte.

«Il ne faut pas uniquement se baser sur l’âge pour penser qu’on peut renouveler le parti. On n’a qu’à penser à Bernie Sanders qui est plus âgé et qui pourtant intéresse beaucoup de jeunes (aux États-Unis). Donc, ce n’est pas seulement une question d’âge. C’est une question de principes, de valeurs et de propositions.»

Le mandat de Stéphane Stril se terminera le 1er septembre. C’est Jonathan Lapointe, élu le 9 juin, qui lui succédera à la présidence des jeunes libéraux.

«En septembre, octobre, la course à la chefferie (du PLQ) va tranquillement commencer. Il va falloir que mon successeur et les militants fassent la promotion de nos prises de position auprès des différents candidats à la chefferie, raconte M. Stril. On veut marquer un virage du Parti libéral afin de faire de la lutte aux changements climatiques sa priorité et un levier économique pour atteindre cet objectif-là.»

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