Les jurés commencent leurs délibérations au procès pour meurtre de Matthew Raymond

FREDERICTON — Le jury a amorcé ses délibérations au procès pour meurtre de Matthew Raymond au Nouveau-Brunswick, une affaire qui met à l’épreuve la défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux.

Matthew Raymond, âgé de 50 ans,  a été accusé de quatre chefs de meurtre au premier degré relativement à la tuerie à Fredericton le 10 août 2018, lors de laquelle quatre personnes ont été tuées, dont deux policiers.

Selon l’exposé conjoint des faits, Matthew Raymond était le tireur et il souffre d’un trouble mental. Toutefois, les procureurs de la Couronne ont affirmé au jury qu’ils estimaient que les fusillades étaient intentionnelles et planifiées, et que l’accusé avait conscience qu’il ouvrait le feu sur des êtres humains – et non sur des démons comme il a soutenu.

Matthew Raymond a plaidé non coupable. Son équipe de défense a argué qu’il n’était pas criminellement responsable de ses actes étant donné un trouble mental lui ayant fait croire que la fin du monde était arrivée le jour des fusillades et qu’il devait se défendre contre des démons et des diables.

Le juge Larry Landry de la Cour du banc de la Reine du Nouveau-Brunswick a déclaré aux 11 jurés, mardi, qu’ils devaient déterminer si la Couronne a prouvé hors de tout doute raisonnable que Matthew Raymond avait conscience de ce qu’il faisait le jour des fusillades, ou s’il est non criminellement responsable, comme la défense a voulu le démontrer.

«La position de la Couronne est que les hallucinations de Matthew Raymond n’étaient pas suffisamment intenses pour l’empêcher d’avoir l’intention de commettre un meurtre», a dit le magistrat, résumant la position de la poursuite.

Le juge a affirmé que la défense portait le fardeau de la preuve en ce qui a trait à un verdict de non-responsabilité criminelle selon la «prépondérance des probabilités».

Le juge a souligné que plusieurs témoins au procès avaient décrit Matthew Raymond dans des périodes antérieures comme un être calme et docile et réticent à faire mal même à un insecte.

«Un bon caractère n’est pas en soi une défense contre une accusation», a dit le juge Landry, ajoutant qu’il revenait au jury de déterminer le poids et la valeur de la preuve.

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