Les marmottes Sam et Fred ne s’entendent pas sur l’arrivée hâtive du printemps

MONTRÉAL — Les marmottes de l’est canadien ne s’entendent pas sur l’arrivée hâtive du printemps.

Si Sam de Shunemacadie, en Nouvelle-Écosse, prédit un hiver encore long et rigoureux après avoir vu son ombre, ses collègues ontarien et québécois, Wiarton Willie et Fred la Marmotte, l’ont contredit. Ceux deux rongeurs sont sortis devant leurs admirateurs et n’ont pas vu leur ombre, signe que le printemps approche rapidement.

Si, bien sûr, on accepte de croire ce nouveau folklore.

Selon la légende, si une marmotte voit son ombre le 2 février, on doit encore endurer l’hiver pendant six semaines, ce qui nous amène jusqu’à la mi-mars. C’est long, sans doute trop long. Au contraire, si le rongeur ne la voit pas, les températures se réchaufferont plus rapidement.

Sam a été la première bête à sortir de son terrier, Willie a suivi une heure plus tard.

Les festivités traditionnelles du Jour de la marmotte avaient été annulées à la réserve faunique de Shubenacadie en prévision de la bordée de neige qui a frappé samedi cette région de la Nouvelle-Écosse.

Les célébrations se sont déroulées en grandes pompes à Wiarton, en Ontario. La mairesse Janice Jackson était accompagnée du premier ministre Doug Ford et du «cabinet fantôme» pour annoncer les «prévisions» de Willie.

Dans un premier temps, la mairesse s’est royalement trompée en annonçant que l’hiver sera encore long parce que la marmotte n’avait pas vu son ombre.

«Je me suis mise un doigt dans l’oeil», a-t-elle ensuite lancé à la foule en rigolant.

Le groupe sur la scène a répété le rite, Mme Jackson vérifiant si la bête «maintenait» sa prédiction. «Que dois-je annoncer?», a-t-elle demandé, le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

La prédiction de Willie a été confirmée par Fred la Marmotte, de Val d’Espoir, en Gaspésie.

En Pennsylvanie, une des marmottes les plus célèbres, Phil de Punxsutawney, n’a pas vu son ombre, elle non plus, en sortant de son abri.

Le Jour de la marmotte est également souligné ailleurs. Ces fêtes avaient inspiré d’ailleurs le célèbre film «Le Jour de la marmotte», mettant en vedette Bill Murray.

Dans son livre «The Day Niagara Fall Ran Dry» publié en 1993, le climatologue canadien David Phillips avait joué les rabats-joie en écrivant, après avoir analysé les données météorologiques de 13 villes canadiennes, que les prédictions des marmottes n’étaient justes que 37 pour cent du temps.

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