Les mesures des zones orange et rouge n’étaient pas suffisantes pour freiner le virus

MONTRÉAL — Les mesures spéciales d’urgence imposées fin avril en Outaouais et dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches étaient-elles nécessaires? Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), les mesures sanitaires des zones orange et rouge n’auraient pas été suffisantes pour y freiner la montée exponentielle des cas de COVID-19, indique-t-il jeudi matin en dévoilant de nouvelles projections de la progression du virus.

Ces mesures spéciales, plus strictes, incluant la fermeture des commerces non essentiels et des écoles primaires et secondaires, avaient été imposées dans ces régions alors confrontées «à une hausse exponentielle de cas» en mars.

Elles ont permis de briser les chaînes de transmission.

Par contre, l’INSPQ souligne que le retour éventuel de ces régions en zone rouge n’est pas sans risque.

Il va occasionner une recrudescence des cas et des hospitalisations, notamment chez les plus jeunes, est-il indiqué.

Le Grand Montréal

Dans le Grand Montréal (Montréal, Laval, Laurentides, Lanaudière, Montérégie), l’INSPQ s’est fait «plus optimiste» que lors de ses deux dernières projections: les mesures sanitaires ont ralenti la progression des variants, a déclaré lors du breffage technique Marc Brisson, directeur du Groupe de recherche en modélisation mathématique des maladies infectieuses.

Les projections n’ont toutefois été réalisées qu’avec le variant britannique, actuellement celui qui est prédominant.

Si la population maintient une forte adhésion aux mesures actuelles et continue de se déplacer en masse pour se faire vacciner, le modèle de l’INSPQ prédit une stabilité ou même une décroissance des hospitalisations en mai.

Par contre, si les mesures sanitaires sont moins bien respectées, «comme en mars dernier», cela pourrait occasionner une augmentation importante des cas d’infection à la COVID-19 et des hospitalisations, surtout chez les moins de 65 ans.

Pour l’instant, l’INSPQ n’a pas encore évalué quand des allégements des mesures sanitaires seraient appropriés pour le Grand Montréal.

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