Les migrants irréguliers resteront quatre de plus dans des hôtels de Toronto

OTTAWA — Les migrants irréguliers logés temporairement dans des hôtels de Toronto verront leur séjour prolongé de quatre semaines, le temps que les fonctionnaires continuent à chercher une solution à plus long terme.

Les chambres d’hôtel avaient été réservées en août à titre de solution temporaire censée durer jusqu’au 30 septembre, une issue devant être élaborée dans l’intervalle.

En août, le gouvernement fédéral avait annoncé qu’il louerait des chambres d’hôtel à environ 450 migrants en situation irrégulière résidant dans des dortoirs d’université dans la région de Toronto. Les collèges avaient besoin de leurs dortoirs pour la rentrée d’automne et il n’y avait pas de place dans les abris de la ville.

Les abris ont continué d’être inondés.

Environ 40 pour cent des occupants des refuges de la région du Grand Toronto sont des réfugiés, et la ville de Toronto indique que 15 à 20 nouveaux demandeurs d’asile continuent d’arriver chaque jour.

L’Ontario a demandé au gouvernement fédéral de travailler avec les municipalités et de fournir un «financement intégral» pour le logement temporaire et le «coût croissant des services sociaux», selon un communiqué de la province.

L’Ontario a demandé 200 millions $ pour recouvrer les coûts occasionnés, selon elle, par passages frontaliers irréguliers. Le gouvernement du Québec a pour sa part réclamé 146 millions $ en frais d’asile.

Ottawa a consacré 50 millions $ aux trois provinces les plus touchées par l’afflux de demandeurs de statut de réfugié pour le logement temporaire — 36 millions $ pour le Québec, 11 millions $ pour l’Ontario et 3 millions $ pour le Manitoba.

Le gouvernement fédéral a annoncé qu’il continuerait à «aider les provinces et les municipalités à gérer d’autres problèmes liés aux demandeurs d’asile», mais Jordan Crosby, le porte-parole du ministre de la Sécurité des frontières, Bill Blair, a déclaré lundi que «la fourniture de logements aux demandeurs d’asile est une responsabilité provinciale».