Les militaires sont «vivement encouragés» à télécharger l’appli «Alerte COVID»

OTTAWA — Le commandant des Forces armées canadiennes encourage tous les militaires à télécharger l’application «Alerte COVID» du gouvernement fédéral, en se faisant rassurant sur la sécurité et la protection des renseignements personnels.

Le général Jonathan Vance a plutôt décrit l’application comme un moyen pour les soldats canadiens «d’être une force positive remarquable» pour prévenir une résurgence de la COVID-19 à l’automne.

Dans une déclaration commune, le chef d’état-major de la Défense et la sous-ministre Jody Thomas indiquent qu’ils comprennent «les préoccupations» de certains en matière de sécurité et de protection des renseignements personnels. Mais ils plaident que l’application a été approuvée par des experts du ministère de la Défense et ils «encouragent vivement» les militaires à l’installer sur leur téléphone personnel et celui fourni par leur employeur.

«Même si l’usage de l’appli se fait sur une base volontaire, pour des raisons de santé et de sécurité, nous vous encourageons vivement, vous-même et vos proches, à la télécharger et à l’utiliser», indique-t-on.

Bien que plusieurs militaires aient contracté le coronavirus, l’armée a prévenu au printemps qu’elle ne divulguerait pas les bilans, pour des raisons de sécurité nationale.

Deux provinces seulement

L’adoption de l’application a jusqu’à présent été plus lente que prévu depuis son lancement en Ontario, à la fin de juillet: seulement 2,2 millions de personnes — environ 15 % des Ontariens — l’ont téléchargée et 112 citoyens l’auraient volontairement utilisée depuis pour s’identifier comme porteurs du virus.

Terre-Neuve-et-Labrador s’est jointe jeudi à l’Ontario et la Saskatchewan envisage de le faire. Le Québec, après consultations en commission parlementaire, a décidé la semaine dernière de ne pas adopter une telle application pour l’instant. Les députés de tous les partis ont été sensibles aux préoccupations soulevées en matière de protection de la vie privée.

L’hésitation du Québec a fait sourciller à Ottawa. «Déjà téléchargée par plus de 2 millions de Canadiens, cette application ne suit pas la localisation des utilisateurs et ne recueille aucune information personnelle identifiable», a déclaré Thierry Bélair, porte-parole de la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu. «C’est aussi un outil supplémentaire que nous pouvons utiliser alors que nous nous préparons à une éventuelle augmentation des cas cet automne. Alors pourquoi ne pas le rendre disponible maintenant au Québec?»

L’application utilise la technologie Bluetooth pour échanger des codes aléatoires avec les téléphones qui se seraient trouvés à proximité d’un cas déclaré et sur lesquels l’application avait également été installée. Le gouvernement fédéral affirme qu’aucune information personnelle n’est colligée ou partagée.

La direction régionale de la santé publique d’Ottawa a indiqué cette semaine qu’elle avait détecté un cas de COVID-19 chez une personne qui était allé subir un test de dépistage après avoir reçu une alerte de l’application fédérale.

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