Les ministres Freeland et Bibeau rencontreront la famille d’Édith Blais

SHERBROOKE, Qc — Les ministres Chrystia Freeland et Marie-Claude Bibeau rencontreront la famille d’Édith Blais, vendredi, pour tenter de la rassurer, après la mort d’un Canadien au Burkina Faso.

La Québécoise de 34 ans, en voyage dans ce pays d’Afrique de l’Ouest avec son copain italien Luca Tacchetto, n’a pas donné de nouvelles depuis le 15 décembre.

«On comprend qu’elles vivent une situation très, très difficile, a indiqué jeudi la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau. On veut les rassurer à l’effet que le gouvernement du Canada fait tout ce qui peut être fait pour retrouver Édith et Luca le plus rapidement possible.»

Mercredi, le gouvernement du Burkina Faso disait considérer que Mme Blais et son compagnon de voyage avaient été enlevés, mais le gouvernement canadien refuse de révéler quelque détail que ce soit.

«Je pense qu’on vous a déjà expliqué que des situations comme ça, c’est très délicat, a-t-elle réitéré. La médiatisation d’événements qui pourraient être un enlèvement, ça peut même compromettre encore plus leur sécurité. Alors, vraiment on va rester assez discret sur les démarches qui sont faites par les collègues d’Affaires mondiales Canada.»

La mère et la soeur d’Édith Blais habitent à Sherbrooke, ville où se déroule depuis mercredi la retraite du cabinet de Justin Trudeau.

En point de presse jeudi après-midi, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a offert ses condoléances à la famille de Kirk Woodman.

«J’ai parlé avec sa famille aujourd’hui, a-t-elle dit. C’est vraiment une situation très, très triste.

«Mais j’ai assuré la famille et je veux assurer les Canadiens que le gouvernement du Canada continuera de travailler avec le gouvernement sur le terrain du Burkina Faso pour être certain que ceux qui sont responsables de cette terrible situation fassent face à la justice.»

L’homme originaire d’Halifax a été retrouvé mort, le corps criblé de balles, tard mercredi. Il travaillait pour la société minière vancouvéroise Progress Mineral et se trouvait sur un site minier de Tiabongou, à environ 20 kilomètres de Mansila, dans la province du Yagha lorsqu’il a été enlevé par des extrémistes.

«C’est deux cas qui sont tout à fait différents, a affirmé Mme Bibeau lorsqu’une journaliste lui a demandé si Mme Blais pouvait avoir subi le même sort. On prend toutes ces situations-là au sérieux avec l’équipe d’Affaires mondiales Canada.»

«Nous pouvons et nous avons déjà rassuré la famille d’Édith Blais que le gouvernement du Canada est très engagé (sic) dans cette situation difficile et en ce qui concerne les détails plus spécifiques, ce n’est pas correct de parler des détails à ce moment-là», a affirmé à son tour Mme Freeland.

«Notre seul but est de trouver Édith et qu’Édith puisse retourner au Canada», a-t-elle ajouté.

Édith Blais et son ami ont été vus pour la dernière fois à Bobo-Dioulasso, la deuxième ville en importance du Burkina Faso, dans le sud-ouest, et avaient prévu de se rendre dans la capitale, Ouagadougou, avant de traverser la frontière avec le Togo, au sud. Mme Blais avait prévu de travailler avec une organisation qui tentait de reboiser des régions du Togo.