Les nouveaux cas de COVID-19 en Afrique du Sud ont doublé en une journée

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud — Les nouveaux cas de COVID-19 en Afrique du Sud ont presque doublé en une journée, ont rapporté mercredi les autorités, signalant une augmentation spectaculaire dans le pays où les scientifiques ont détecté le variant Omicron la semaine dernière.

Les nouveaux cas confirmés sont passés à 8 561 mercredi contre 4 373 un jour plus tôt, selon les statistiques officielles.

Des scientifiques d’Afrique du Sud ont déclaré qu’ils se préparaient à une augmentation rapide des cas de COVID-19 après la découverte du nouveau variant.

«Il est possible que nous assistions vraiment à un doublement ou à un triplement des cas au fil de la semaine», a déclaré la Dre Nicksy Gumede-Moeletsi, virologue pour l’Organisation mondiale de la santé. 

L’Afrique du Sud a connu une période de faible transmission début novembre avec une moyenne d’environ 200 nouveaux cas par jour, mais à la mi-novembre, les nouveaux cas ont commencé à augmenter rapidement. Les nouveaux cas signalés mercredi représentent un taux de positivité de 16,5 % des cas testés, contre 1 % début novembre.

La flambée précédente de cas en Afrique du Sud, entraînée par le variant Delta en juin et juillet, a vu les nouveaux cas quotidiens atteindre un sommet de plus de 20 000. Avec une population de 60 millions d’habitants, l’Afrique du Sud a enregistré plus de 2,9 millions de cas de COVID-19, dont près de 90 000 décès.

Il est trop tôt pour être certain que le variant Omicron soit responsable de l’augmentation des cas, mais c’est très possible, selon les experts. Les tests PCR peuvent suggérer qu’un cas positif est causé par l’Omicron, mais seul un séquençage génétique complet peut le confirmer.

Des laboratoires en Afrique du Sud et au Botswana effectuent de toute urgence un séquençage génomique pour étudier les cas d’Omicron afin de voir s’il est significativement plus transmissible, s’il provoque des cas plus graves de COVID-19 ou s’il échappe à la protection de la vaccination, a déclaré la Dre Gumede-Moeletsi.

« Les données actuelles dont nous disposons sont encore très limitées. Il y a beaucoup de caractéristiques supplémentaires de ce virus que les chercheurs s’affairent à étudier, dont la transmissibilité. La gravité en est également une autre», a-t-elle déclaré, ajoutant que les chercheurs doivent également déterminer si les vaccins actuels seront toujours efficaces contre elle.

Les hospitalisations liées à la COVID-19 augmentent en Afrique du Sud, mais pas au rythme dramatique des nouveaux cas.

Le variant Omicron a été détecté dans cinq des neuf provinces d’Afrique du Sud et représentait 74% des génomes de virus séquencés en novembre, a annoncé mercredi l’Institut national des maladies transmissibles du pays.

La première détection du variant en Afrique du Sud a peut-être eu lieu le 8 novembre dans la province du Gauteng, selon les données publiées par l’institut. Celui-ci a déclaré que jusqu’à la fin octobre, le variant Delta représentait la plupart des génomes séquencés dans le pays, mais qu’en novembre, le variant Omicron l’a dépassé.