Les oblats promettent d’ouvrir toutes leurs archives sur les pensionnats fédéraux

La congrégation religieuse catholique qui a administré les pensionnats en Saskatchewan et en Colombie-Britannique où des centaines de tombes anonymes ont été trouvées récemment a déclaré vendredi qu’elle ouvrirait toutes ses archives. 

Les Missionnaires oblats de Marie Immaculée ont géré 48 écoles, dont le pensionnat Marieval pour les enfants de la première nation Cowessess, en Saskatchewan, et le pensionnat de Kamloops, en Colombie-Britannique. 

Dans un communiqué, la congrégation indique qu’elle demeure profondément désolée pour son implication dans les pensionnats fédéraux et les dommages qu’ils ont causés aux Autochtones et à leurs communautés.

Des dirigeants autochtones réclament la publication de tous les documents relatifs à ces pensionnats fédéraux administrés par des congrégations religieuses catholiques.

La première nation de Cowessess a révélé jeudi qu’un radar pénétrant avait repéré dans le sol 751 tombes non marquées sur le site du pensionnat Marieval, en Saskatchewan. Le mois dernier, la première nation Tk’emlúps te Secwépemc a annoncé que la même technologie avait détecté ce que l’on croit être les restes de 215 enfants dans des sépultures non marquées au pensionnat de Kamloops.

Dans le communiqué, les oblats soutiennent qu’ils ont travaillé pour rendre disponibles leurs archives par le biais des universités et de la Commission de Vérité et Réconciliation. Ils indiquent que ce travail n’est pas terminé en raison de complications avec les lois provinciales et nationales sur la protection de la vie privée — ils disent avoir demandé conseil à des organisations familières avec ces lois.

«Nous reconnaissons en outre que ces retards peuvent entraîner une méfiance, une détresse et un traumatisme continus chez les Autochtones de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan et du reste du pays», indique le communiqué.

Les oblats promettent de ne pas bloquer l’accès aux documents historiques dont ils disposent. Ils se sont également engagés à demander des conseils aux Premières Nations et aux gouvernements. «Nous travaillerons avec les évêques et d’autres dirigeants de l’Église catholique pour soutenir la pleine vérité sur ces questions.»

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