Les organisateurs d’un festival de marionnettes présentent des excuses

MONTRÉAL – Les organisateurs d’un spectacle de marionnettes ont présenté leurs excuses, mercredi, pour un choix musical qui avait semé la controverse le week-end dernier.

L’une des chansons qui jouaient en trame de fond d’un des spectacles du festival Marionnettes plein la rue de Verdun parlait de viol dans une prison.

Plusieurs enfants assistaient à la prestation lorsque la chanson «Prison Bitch», de Rodney Carrington, a été entendue. Dans une vidéo qui a circulé sur le web, une fillette qui danse au son de la musique peut notamment être aperçue.

Promenade Wellington, qui organisait le festival, a dit dans un communiqué assumer l’entière responsabilité de la situation attribuable à «la résultante d’une série de petites erreurs cumulées». L’organisme a ajouté qu’il partageait le malaise ressenti, s’adressant tout particulièrement aux parents qui ont pu être scandalisés.

La troupe de marionnettistes concernée, Cabaret Décadanse, avait aussi présenté des excuses mardi par une publication Facebook. La prestation en cause est généralement réservée à des spectateurs adultes. «Nous avons constaté sur place la grande présence d’enfants», indique-t-on.

La mère qui a mis en ligne la vidéo de la scène, Ronit Milo, a indiqué qu’aucun avertissement n’a été fait pour prévenir que la prestation s’adressait à des adultes. Elle a raconté à La Presse canadienne avoir été étonnée à l’écoute des paroles de «Prison Bitch». Mme Milo accompagnait son fils de 3 ans.

Promenade Wellington a, de son côté, promis d’être plus vigilante dans ses programmations futures. Dans une publication sur sa page Facebook, l’organisation souligne que pendant les six ans d’existence du festival qui se déployait sur la rue Wellingtion, rien de tel ne s’était auparavant produit.