Les partisans belges aiment bien leurs cousins, mais veulent leur élimination

MONTRÉAL — Alors que la France et la Belgique mettent la touche finale à leur préparation pour la demi-finale de la Coupe du monde, les partisans des Diables Rouges disent qu’ils aimeraient voir leur équipe faire tomber leurs rivaux dans un match que plusieurs entrevoient comme axé sur l’offensive.

Les partisans belges sont considérés comme «le petit frère» de la France, et ils sont habitués de faire l’objet de diverses blagues et autres moqueries.

Mais sur la pelouse, les partisans des Diables Rouges aimeraient avoir le dernier mot contre leurs vieux rivaux, mardi à Saint-Pétersbourg.

«Les Français utilisent leurs voisins francophones belges afin d’enrichir leur répertoire de blagues», a déclaré Robert Defays, un Belge d’origine qui habite depuis très longtemps au Québec.

«Il y a une certaine fierté en France. Ils sont imbus d’eux-mêmes et ils trouveraient ça vraiment très gênant d’être éliminés par la petite Belgique. Je crois que les deux pays ont des liens très forts, mais qu’ils aiment bien se tirer la pipe», a ajouté Defays, le propriétaire d’une entreprise distributrice de produits de restauration de Blainville, en banlieue de Montréal. 

Il a souligné qu’il a encouragé (et parié sur) la Belgique depuis le début du tournoi, qu’il n’a toujours pas perdu et qu’il aime bien la fluidité et l’esprit d’équipe démontrés par les Diables Rouges.

«On sent la cohésion entre les joueurs, a dit Defays. Ils n’abandonnent jamais.»

L’esprit combatif était évident lorsqu’ils ont effacé un déficit de 2-0 avec 20 minutes à écouler pour éventuellement vaincre le Japon 3-2 en huitièmes de finale. Ils ont ensuite battu le Brésil 2-1 en quarts de finale.

Gregory Vloemans, qui est récemment revenu de vacances passées chez lui en Belgique, prendra une autre journée de congé mardi afin de voir son équipe affronter les ‘Bleus’ dans un bar de Toronto, en compagnie d’autres expatriés.

L’ex-Montréalais a mentionné que les places publiques en Belgique étaient pleines à craquer chaque fois que le pays disputait une rencontre — et tous les yeux étaient évidemment fixés sur les écrans géants.

«C’était merveilleux, la façon dont les gens en Belgique vivent ce moment, c’est complètement fou», a évoqué Vloemans.

«Ça fait 32 ans qu’ils n’ont pas atteints ce stade-ci de la compétition en Coupe du monde, donc tout le monde perd les pédales… tout le monde est très excité pour chacun des matchs.»

Même s’ils se sont affrontés à maintes reprises auparavant, la dernière fois que les deux pays ont croisé le fer en Coupe du monde, c’était en 1986 — une victoire de 4-2 de la France, dans un match pour la troisième place.  

«Il n’y a pas la moindre personne qui ne soit pas à l’écoute, ça c’est certain», a souligné Vloemans, qui est originaire d’Anvers, mais qui a déménagé au Canada il y a quelques années.

À Montréal, la Taverne moderne 1909 deviendra le quartier général des Diables Rouges car c’est à cet endroit que le Consulat général de Belgique a choisi d’organiser sa fête entourant la télédiffusion du match.