Les Petits Frères tiendront des repas festifs pour briser l’isolement des aînés

MONTRÉAL — L’organisme des Petits Frères, dont la mission est de lutter contre l’isolement des personnes âgées, tiendra ses traditionnels repas des Fêtes dans douze régions du Québec après deux ans d’interruption en raison des mesures sanitaires liées à la pandémie.

Samedi et dimanche, des bénévoles des quatre coins de la province organisent des soupers festifs et des activités de socialisation pour les aînés seuls pendant le temps des Fêtes.

«C’est toute une aventure de reprendre ça ; on avait l’habitude d’aller dans un grand hôtel, mais cette année, on fait des fêtes un peu plus intimes. […] Nos bénévoles s’ennuyaient de tous ces préparatifs», raconte en entrevue Caroline Sauriol, directrice générale de la Fondation des Petits Frères.

Les activités de l’organisme comprennent aussi un volet à domicile pour les aînés qui ne peuvent pas sortir ou qui ont de la difficulté à se déplacer. Pour les inclure dans les festivités, des bénévoles les appellent, les visitent et leur assurent la présence et l’écoute dont ils ont besoin. 

L’initiative des Petits Frères s’étale à travers douze régions administratives québécoises, notamment dans Lanaudière, Chaudière-Appalaches, le Bas-Saint-Laurent et la Capitale-Nationale.

«Près de 25 équipes s’affairent un peu partout. Même à Montréal, on a plusieurs célébrations parce qu’elles ne sont pas toutes centralisées. C’est une grosse ruche qui est active depuis le début du mois de décembre», précise Mme Sauriol avec enthousiasme.

Questionnée sur le recrutement des bénévoles en contexte pandémique, elle souligne que la plupart des organisateurs sont des membres réguliers de l’organisme, rendant le processus «beaucoup moins compliqué».

«Pour la période de Noël, tout a bien été! […] Ce sont des bénévoles qui connaissent nos Grands Amis et qui étaient excités de pouvoir enfin reprendre ces fêtes-là. Le recrutement n’est donc pas si difficile», explique la directrice.

Elle précise cependant que les Petits Frères recherchent toujours des bénévoles souhaitant offrir «un peu de leur temps et de leur affection pour les personnes âgées qui en manque».

Un aîné québécois sur cinq est seul

Selon Caroline Sauriol, c’est plus de 55 000 aînés qui vivent actuellement dans l’isolement au Québec. Seulement chez Les Petits Frères, quelque 500 personnes âgées de 75 ans et plus n’ont pas de liens avec leur famille et sont toujours en attente d’un jumelage significatif.

«Des bénévoles, on en a besoin tout au long de l’année, souligne la directrice. C’est important de les aimer et d’être présent, et pas seulement pendant les fêtes de Noël».

Elle ajoute que ce type de bénévolat permet aussi de «briser son propre isolement», un fléau «ressenti dans toutes les générations».

Depuis 1962, l’organisme soutient près de 2 300 personnes aînées vivant seules par l’entremise de 2 900 bénévoles, en plus d’être présent à travers la province grâce au jumelage téléphonique.

Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Meta et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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