Les poseurs de pancartes sont occupés en temps de pandémie aux États-Unis

MARIETTA, Ga. — Alors que le jour des élections approche à grands pas, il ne reste que quelques soirs aux poseurs de pancartes pour effectuer leur travail.

Ils fonctionnent mieux après le coucher du soleil. Ils se rassemblent alors pour échanger et assembler des panneaux de campagne, puis s’aventurer dans le noir pour les installer le long des artères principales. Depuis des semaines en vue du 3 novembre, ils ont planté des pancartes dans leurs districts, puis reviennent pour le faire à nouveau chaque fois qu’elles sont volées.

Connie Di Cicco installe des panneaux électoraux depuis trois ans dans le comté de Cobb, en Géorgie, contribuant d’abord à la campagne du démocrate Jon Ossoff pour le Congrès lors de l’élection spéciale de 2017.

Cette fois, c’est son nom qui apparaît sur les panneaux. Mme Di Cicco, qui se présente pour représenter le 44e district de Géorgie, aime l’idée que les habitants se réveillent pour voir des pancartes partout dans leur quartier.

«Quand vous voyez un panneau, je pense que c’est presque comme un insigne d’identification, a-t-elle expliqué. C’est une excellente présentation à un candidat.»

Frapper aux portes et rencontrer les citoyens étaient des tâches que Mme Di Cicco avait hâte de faire lorsqu’elle a annoncé son intention de se mesurer contre le représentant républicain Don Parsons.

La pandémie de coronavirus a changé ses plans.

«Installer des pancartes, compte tenu de la COVID, est essentiel, estime Mme Di Cicco. Cela aide les gens à savoir qu’ils ont un voisin qui est démocrate, qu’un démocrate est candidat et qu’il y a quelqu’un qui défie un élu sortant.»

Un soir, la candidate a planté 25 de ses pancartes dans tout son quartier. Elles n’étaient plus là quand elle est revenue le lendemain.

Maintenant, elle enduit les panneaux d’un mélange de vaseline, de paillettes et parfois même de poivre de Cayenne — une combinaison collante qu’elle décrit comme «vraiment désagréable» — pour dissuader les gens de les prendre.

D’autres militants ont eu recours à des mesures extrêmes: dans le Michigan ce mois-ci, quelqu’un a collé des lames de rasoir au bas d’un panneau «Trump 2020». Un travailleur chargé d’enlever les panneaux plantés illégalement trop près d’une route s’est d’ailleurs coupé les doigts, selon le bureau du shérif du comté d’Oakland.

Mme Di Cicco explique que chacun de ses panneaux coûte environ 4 $ et qu’ils sont financés par des donateurs; elle se sent donc obligée de les garder en place.

«Nous faisons de notre mieux pour faire connaître notre nom. Le 4 novembre, il n’y aura pas un seul regret de ne pas avoir fait tout ce que nous pouvions pour remporter cette élection», a-t-elle conclu.

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