Les premiers neurones artificiels auraient été mis au point

MONTRÉAL — Des chercheurs affirment avoir mis au point les premiers neurones artificiels, suscitant un nouvel espoir dans le traitement de troubles chroniques comme la défaillance cardiaque, la maladie d’Alzheimer et d’autres problèmes neurodégénératifs.

En plus de se comporter comme des neurones naturels, les neurones artificiels n’auraient besoin que du milliardième de l’énergie requise par un microprocesseur informatique, ce qui en ferait un choix idéal pour des implants médicaux et d’autres appareils bioélectroniques.

Les neurones artificiels auraient été mis au point par une équipe internationale de chercheurs britanniques, suisses et néo-zélandais, qui décrivent leur invention dans le journal scientifique Nature Communications.

La biologie et la complexité des neurones naturels rendaient l’invention de neurones artificiels immensément difficile. Par exemple, si un neurone reçoit un signal deux fois plus fort des autres nerfs, sa réaction ne doit pas nécessairement être deux fois plus puissante — elle pourra devoir être trois fois plus puissante, ou quelque chose d’autre.

Les chercheurs ont éventuellement développé des processeurs de silicone qui sont en mesure de reproduire le comportement des neurones hippocampiques et respiratoires des souris. Le responsable du projet, le professeur Alain Nogaret de l’Université de Bath, a expliqué dans un communiqué que ses collègues et lui ont réussi à «ouvrir la boîte noire» des neurones pour en percer les secrets.

Les nouveaux neurones artificiels pourraient ainsi mener à la mise au point de stimulateurs cardiaques intelligents qui répondent à l’effort exigé du coeur, au lieu de simplement le stimuler à maintenir un rythme régulier.

On envisage aussi des applications dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, de la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives.