Les premiers répondants s’ajustent en vue d’interventions liées à la COVID-19

VANCOUVER — Le service d’incendie de Vancouver se prépare à cesser d’intervenir sur les lieux d’appels non critiques afin de préserver sa capacité de réagir aux incendies majeurs et autres urgences pendant la pandémie de la COVID-19.

Le chef des pompiers Darrell Reid a déclaré lors d’une conférence de presse cette semaine que le service incendie envisage de changer son modèle d’action, l’un des nombreux signaux que les interventions d’urgence à travers le pays évoluent à mesure que le nouveau coronavirus se propage.

«Nous nous efforçons de maximiser notre capacité à rester résilients à long terme», a affirmé M. Reid.

L’expérience d’autres pays montre que les appels liés à la COVID-19 risquent de devenir des appels médicaux de première priorité, a indiqué M. Reid. Les pompiers sont conscients qu’ils jouent un rôle dans le système de santé, en particulier dans les cas urgents, et sont prêts à répondre en ce sens si cela est jugé nécessaire.

Mais l’idée est de préserver la capacité du service d’incendie à répondre aux incendies et autres urgences à mesure que la pression monte sur le système.

«Il y a en fait beaucoup de science derrière le triage, c’est littéralement un système de notation basé sur la gravité des appels», a déclaré M. Reid.

Le vérificateur général de la Colombie-Britannique, Mike Farnworth, a indiqué que des premiers intervenants à la retraite se manifestaient pour offrir leur aide en cas de besoin.

Au-delà du respect des directives des responsables de la santé publique, il appartient aux services d’urgence locaux de prendre leurs propres décisions concernant l’ajustement des modèles de service en fonction des effectifs, des horaires et de la situation dans une région particulière, a-t-il fait valoir.

D’autres services d’incendie prennent des mesures similaires.

À Halifax, le chef adjoint Dave Meldrum a affirmé que le service incendie demande aux pompiers d’éviter les déplacements non essentiels à l’extérieur de la province et de s’isoler même s’ils sont revenus en Nouvelle-Écosse au cours des deux dernières semaines.

Et si quatre pompiers se rendent généralement sur les lieux après un appel, seuls deux auront un contact direct avec un patient.

En arrivant, un pompier interrogera les membres du ménage sur les antécédents de voyage et les symptômes à l’aide d’un outil de dépistage à une distance de six pieds. Si un risque est identifié, ils porteront un équipement de protection avant d’entrer, a-t-il indiqué.

Le service d’incendie a déjà 95 respirateurs jetables, des lunettes de protection, des blouses et des gants, mais rend disponibles de nouveaux kits adaptés pour protéger les intervenants de première ligne contre le virus.

Pour l’instant, les appels d’urgence sont triés par le biais du service de répartition et les pompiers ne sont pas appelés à répondre aux éventuels appels de santé liés au COVID-19, a-t-il indiqué.

L’ambulancier paramédical en chef de l’Alberta, Darren Sandbeck, a déclaré que depuis le début de la pandémie, les ambulanciers paramédicaux ont vu une légère diminution des appels d’urgence, la plupart des questions sur le virus passant par la ligne d’assistance médicale 811.

Les ambulanciers paramédicaux sont prêts à se protéger avec un équipement de protection similaire au cas où ils répondraient aux appels de coronavirus, a-t-il déclaré.

Certains détachements de la GRC au Canada réduisent ou suspendent certains services de guichet et d’autres normalement offerts dans leurs bureaux, en consultation avec les autorités locales.

Mais le quartier général national a déclaré que la pandémie n’affecte pas la façon dont la police réagit aux urgences.