Les pressions de la pandémie devraient entraîner un déficit de 244,8 M $ au N.-B.

FREDERICTON — Le gouvernement progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick a déposé mardi un budget de 10,7 milliards $ qui est fortement influencé par l’impact continu de la pandémie.

Le ministre des Finances, Ernie Steeves, a annoncé que la lutte contre les pressions de la pandémie devrait entraîner un déficit de 244,8 millions $ pour 2021-2022. La dette nette augmentera de 241 millions $, pour atteindre 14,1 milliards $ d’ici la fin de mars 2022, selon ses prévisions.

Le ministre Steeves a déclaré qu’avec le déploiement de la vaccination, des jours meilleurs sont à venir pour les Néo-Brunswickois, mais il prévient que la COVID-19 continuera d’influencer la vie et l’économie de la province pendant une grande partie de l’année.

Le budget prévoit d’ailleurs près de 65 millions $ pour lutter directement contre la COVID-19, grâce à des mesures telles que la vaccination et le financement de la ligne téléphonique 811 Télé-Soins. Le budget Steeves comprend également plus d’argent pour le recrutement de médecins, les services de santé mentale et les nouveaux foyers de soins.

Le gouvernement de Blaine Higgs n’augmente pas les taxes sur le tabac et l’alcool, mais l’augmentation prévue de la «taxe sur le carbone», de 10 $ la tonne le 1er avril, devrait faire grimper de 2,2 cents le prix du litre d’essence et de 2,6 cents le litre de diesel.

Le gouvernement renouvelle par ailleurs le Programme d’incitation au voyage «Explore NB», qui offrait l’an dernier aux Néo-Brunswickois un rabais de 20 % sur les frais de déplacement dans la province.

Le budget précédent du gouvernement progressiste-conservateur avait été présenté le 10 mars 2020, juste avant que la pandémie ne touche le pays. Le premier ministre Blaine Higgs a d’ailleurs plaisanté en disant que ce budget était devenu inutile quelques minutes seulement après son adoption il y a un an.

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