Les prêts aux étudiants fédéraux sont sous la loupe du vérificateur général

OTTAWA — Le programme fédéral des prêts aux étudiants est sous la loupe du vérificateur général qui cherche notamment à savoir s’il aide les étudiants à prendre des décisions financières mieux éclairées, selon des nouveaux documents.

La vérification, prévue d’ici avril, examinera l’efficacité avec laquelle deux agences fédérales participant au programme — Emploi et Développement social Canada (EDSC) et l’Agence du revenu du Canada — ont géré les «risques pour le Trésor public» en distribuant de l’argent aux étudiants.

Un autre élément de la vérification portera sur les «activités de recouvrement des prêts étudiants» des ministères, et une troisième piste d’enquête évaluera dans quelle mesure l’Agence de la consommation en matière financière du Canada a travaillé pour améliorer la littératie financière des étudiants.

Bien que le rapport du vérificateur général ne soit pas publié avant des semaines, les détails de haut niveau de la vérification figurent dans une note d’information obtenue par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

Le document préparé pour le plus haut fonctionnaire d’Emploi et Développement social Canada note que les travaux de vérification sont en cours depuis mai 2019.

Le bureau du vérificateur général ne commente généralement pas les examens avant qu’ils ne soient rendus publics et a refusé d’en discuter, le qualifiant de «prématuré» de le faire.

De même, EDSC a déclaré dans un communiqué qu’il n’était pas «libre de divulguer des informations relatives à une vérification en cours», tandis que l’Agence de la consommation en matière financière du Canada a énuméré ses efforts, y compris les ressources offertes aux enseignants et aux bureaux d’aide financière, lorsqu’on lui a demandé toutes les données sur la performance de l’agence.

Les prêts étudiants fédéraux en cours totalisent environ 17 milliards $, et le gouvernement fédéral abandonne régulièrement le remboursement de certains d’entre eux parce que le débiteur a fait une faillite personnelle ou est disparu.

L’enseignement de la littératie financière doit avoir lieu bien avant l’arrivée des étudiants dans les collèges et universités, mais ce n’est pas la seule solution pour aider les personnes endettées, soutient Trina James, trésorière nationale de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants.

Mme James espère que le prochain budget fédéral permettra de réduire directement les coûts de l’éducation.

«Lorsque nous cherchons à savoir pourquoi de nombreux étudiants sont en défaut de paiement, ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas en mesure de gérer leur argent, c’est principalement parce qu’une grande partie des coûts associés à l’accès aux études postsecondaires continuent d’augmenter», soutient-elle.

Les bourses et prêts d’études canadiens ne sont pas offerts aux étudiants québécois puisque le Québec a son propre programme d’aide.

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