Les Québécois n’ont pas de quoi être fiers actuellement, admet François Legault

QUÉBEC — Les Québécois n’ont pas de quoi être fiers actuellement, a admis le premier ministre François Legault mercredi.

Le chef caquiste a souvent joué la carte de la fierté retrouvée au Québec depuis la campagne électorale de 2018 qui l’a porté au pouvoir — et encore tout récemment il disait que les Québécois avaient de quoi être fiers de leur discipline quant à leur respect des règles de confinement dans la lutte à la pandémie de la COVID-19.  

Mais dans les derniers jours de la crise, le gouvernement donne l’impression d’avoir perdu le contrôle de la situation dans les CHSLD, où c’est l’hécatombe. M. Legault a avoué être gêné par le tableau qui lui est dépeint jour après jour. Et il dit à ses concitoyens que le Québec devra mieux prendre soin de ses personnes âgées.

«Effectivement, c’est un peu gênant, ce qu’on a devant nous, a-t-il déclaré à la conférence de presse quotidienne au parlement pour faire le point sur la lutte à la pandémie. Il va falloir, une fois la crise réglée, qu’on s’assure qu’on traite beaucoup mieux nos aînés.»

Mardi, le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, avait évoqué la tenue d’une éventuelle commission d’enquête qui pourrait faire toute la lumière sur la gestion de cette crise.

Mercredi, il a de nouveau lancé qu’il faudra comprendre ce qui s’est passé dans les CHSLD. Après la déclaration du premier ministre, il a tenté de remonter le moral des troupes et a invité les Québécois à persévérer.

«Il faut rester fiers de ce qu’on a fait», a-t-il lancé. Toutefois, lui aussi a invité les Québécois à songer à la façon dont ils traitent les personnes âgées.

«Il faut aussi, comme collectivité, au-delà des institutions, réfléchir à comment on agit ou on interagit avec nos personnes âgées au Québec. C’est aussi une question de société.»