Les Québécois sont les moins inquiets d’une deuxième vague

MONTRÉAL — C’est au Québec qu’on s’inquiète le moins en Amérique du Nord d’une deuxième vague de coronavirus cet automne, selon une étude publiée jeudi par le Réseau COVID-­19 sur les impacts sociaux créés par l’Association d’études canadiennes (AÉC).

Une autre étude, celle-là réalisée par des chercheurs des universités McGill et de Toronto, démontre que les Canadiens font preuve d’une solidarité remarquable face au virus.

Malgré l’assouplissement des restrictions, dit l’enquête de l’AÉC, 86 % des Canadiens se disent préoccupés par la deuxième vague attendue.

Le Québec, avec 78 %, est la province qui s’en inquiète le moins. L’Ontario arrive en tête, avec 91 % de citoyens «très inquiets».

Les Québécois sont les moins nombreux à se dire «très inquiets» sur le continent, avec 32 %, contre 55 % pour l’ensemble des États-­Unis.

L’analyse de l’AEC a également montré des différences «substantielles» dans les niveaux de préoccupation entre les anglophones et les francophones du Québec — 92 % des anglophones avaient un certain niveau de préoccupation contre 77 % des francophones.

Environ 46 % des francophones étaient «assez» ou «très» satisfaits de la gestion de la crise par le gouvernement du Québec, contre 53 % qui se disaient insatisfaits.

De plus, les femmes étaient plus inquiètes que les hommes, avec une marge de 83% à 76%.

Le sondage en ligne s’est déroulé du 22 au 24 mai 2020 et a été réalisé auprès de 1510 Canadiens et 1005 Américains. La marge d’erreur était d’environ 3 %, 19 fois sur 20.

Canadiens unis

L’enquête réalisée par des chercheurs de l’Université McGill et de l’Université de Toronto met en lumière un ample consensus, toutes allégeances confondues, dans la lutte contre la COVID-19 au Canada.

Contrairement à ce qui se passe aux États-Unis, a-t-on indiqué par voie de communiqué, on observe ici un large consensus sur les menaces posées par la pandémie et sur les mesures à prendre pour les endiguer, «ce qui est essentiel au succès des actions contre le virus».

L’étude a été publiée par la Revue canadienne de science politique. Les chercheurs ont évalué le comportement des Canadiens face à la COVID-19 en analysant des données tirées des comptes de médias sociaux de députés fédéraux, des tendances de recherche sur Google et de sondages d’opinion.

Ils n’ont identifié aucun député, tous partis confondus, qui minimiserait la gravité de la pandémie, et n’ont constaté aucune différence entre les groupes de partisans en ce qui concerne les mesures d’éloignement physique observées.

Il n’y avait pas non plus de différences mesurables entre les participants quant à la perception de la gravité de la pandémie de la COVID-19. La majorité des gens ont exprimé une certaine confiance ou une très grande confiance dans les mesures prises par le gouvernement fédéral jusqu’à présent.

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