Disparition de Gilles Giasson: la police a découvert des «objets pertinents»

MONTRÉAL — La Sûreté du Québec dit avoir découvert mardi après-midi des «objets pertinents» à l’enquête sur la disparition de Gilles Giasson, cet homme dont on est sans nouvelles depuis vendredi et que les policiers soupçonnent d’avoir été assassiné.

La sergente Éloïse Cossette rapporte que cette «avancée importante» a été réalisée par la trentaine de policiers qui participaient mardi aux recherches sur le site d’enfouissement de Saint-Étienne-des-Grès, en Mauricie.

Des policiers spécialisés en recherches terrestres et d’autres provenant de l’unité des crimes contre la personne étaient notamment sur place. Une technicienne en scène de crime avait également été déployée pour recueillir des informations dans l’éventualité où des restes humains seraient trouvés.

La porte-parole de la SQ a refusé de préciser la nature des «objets» découverts mardi, mais elle a précisé que les recherches se poursuivraient pendant leur analyse.

Les autorités avaient entamé ces fouilles lundi, au sud du dépotoir près de la rivière Saint-Maurice, où deux rétrocaveuses sont également mises à profit.

Depuis le signalement de la disparition de M. Giasson, les enquêteurs de la Sûreté du Québec privilégient la thèse du meurtre.

Le disparu est le père de François Asselin, qui a été accusé vendredi, à Sherbrooke, du meurtre au deuxième degré de son collègue de travail, François Lefebvre, et d’outrage à son cadavre. Il a plaidé non coupable.

L’évolution de l’enquête, grâce à l’analyse d’une scène de crime et les informations recueillies auprès de voisins et d’autres témoins, ont conduit les policiers au site d’enfouissement, a expliqué Éloïse Cossette.

«(Cette découverte) nous démontre que nous faisons des recherches dans le bon secteur, a soutenu la sergente. À chaque pelletée de débris des rétrocaveuses, on ne sait jamais ce qu’on peut découvrir.»