Les responsables évaluent le port d’armes à feu par la Garde nationale à Washington

WASHINGTON — Les responsables de la défense examinent les restrictions sur l’utilisation de la force par les membres de la Garde nationale et pourraient permettre aux agents de porter des matraques ou des armes à feu dans la capitale fédérale, Washington, tandis qu’ils se préparent à l’éventualité d’autres manifestations et d’éventuelles violences autour de la cérémonie d’assermentation du 20 janvier, a appris l’Associated Press.

Le secrétaire de l’armée, Ryan McCarthy, a déclaré vendredi à l’AP que tout changement dans les façons de faire serait déterminé par les renseignements recueillis dans les prochains jours sur les menaces. Mais il a dit que les responsables envisageaient de permettre aux agents de porter leurs fusils M-4 ou 9 mm Beretta, et qu’il en saurait plus dans un jour ou deux.

L’examen reflète les préoccupations concernant la sécurité des troupes de la Garde nationale à la suite des émeutes meurtrières au Capitole des États-Unis, mercredi. Il prendrait également en considération les articles qui interdisent l’utilisation de l’armée pour l’application des lois au plan intérieur. Permettre aux troupes de porter des armes létales se heurterait à des craintes profondes à l’égard de tout ce qui suggère que les forces militaires américaines sont utilisées contre les Américains sur le sol américain.

«Nous examinerons les renseignements et prendrons une décision dans un jour ou deux, a dit M. McCarthy. Cela va nous obliger à obtenir de meilleures informations, puis nous devrons faire une évaluation des risques.»

En juin, après une réponse chaotique des forces de l’ordre aux manifestations dans les rues de Washington contre le meurtre de George Floyd par la police à Minneapolis, certains détracteurs ont mis en garde contre une approche trop militarisée pour maîtriser la solution. Cela était en partie dû aux vêtements de style militaire portés par certains membres des forces de l’ordre fédérales, y compris les forces de sécurité du Bureau des prisons des États-Unis, et à l’absence de marques d’identification.

Dans une lettre adressée à Donald Trump quelques jours seulement après le chaos de juin, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a exigé des réponses de la part de l’administration. «Nous sommes préoccupés par la militarisation accrue et le manque de clarté qui peuvent aggraver le chaos, a-t-elle écrit. Je vous écris pour demander une liste complète des agences impliquées et des éclaircissements sur les rôles et responsabilités des troupes et des forces de l’ordre fédérales opérant dans la ville.»

En conséquence, le déploiement de la Garde nationale à Washington cette semaine a inclus un certain nombre de restrictions, notamment l’absence de port d’armes. Parce que ces agents ne sont pas armés, ils sont généralement limités à des tâches qui les empêchent d’avoir un contact direct avec des manifestants potentiellement violents, comme la présence à des postes de contrôle.

M. McCarthy a également déclaré qu’il s’attendait à de meilleurs renseignements sur les manifestations et les foules.

Il s’est plaint plus tôt cette semaine que les renseignements sur les prévisions de l’ampleur de la foule mercredi allaient dans tous les sens— d’environ 2000 à 80 000 personnes. Il a affirmé vendredi qu’il y avait de nouveaux plans pour avoir des réunions plus fréquentes avec les forces de l’ordre pour passer en revue les rapports de renseignement afin que les forces de l’ordre soient mieux préparées.

Par Lolita C. Baldor – The Associated Press

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