Les restrictions sanitaires en Colombie-Britannique sont contestées au tribunal

VANCOUVER — Un organisme de défense des droits et libertés doit comparaître lundi pour contester les restrictions sanitaires en Colombie-Britannique concernant les lieux de culte et les manifestations.

Le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles demande également à la Cour suprême de la province de rejeter les contraventions émises pour des violations présumées aux ordonnances de santé publique, qui peuvent atteindre dans certains cas 2300 $.

L’organisme de Calgary affirme qu’il représente plus d’une douzaine d’individus et de communautés religieuses en Colombie-Britannique. La contestation repose sur plusieurs articles de la Charte canadienne des droits et libertés, notamment sur la liberté de conscience et de religion ou sur la liberté de réunion pacifique.

Le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique s’est dit convaincu que toutes les ordonnances de la santé publique sont conformes à la loi, y compris la Charte des droits.

L’organisme soutient que le gouvernement autorise des centaines de personnes à se rassembler dans les magasins à grande surface, mais interdit la participation aux offices religieux, même si les congrégations ont déployé des efforts pour se conformer aux lignes directrices émises par la médecin hygiéniste en chef, la docteure Bonnie Henry.

L’organisme soutient aussi que le droit de se rassembler est essentiel pour le bien-être spirituel et émotionnel de beaucoup de ceux qui fréquentent les églises, synagogues, mosquées, temples ou autres lieux de culte.

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