Les restrictions sanitaires seront assouplies samedi au Nouveau-Brunswick

FREDERICTON — Les responsables de la santé publique au Nouveau-Brunswick assouplissent un peu les restrictions.

À compter de samedi, les citoyens pourront se déplacer entre les régions de santé publique ou rendre visite à des proches à l’hôpital. Et si le nombre de nouveaux cas reste faible, toutes les régions pourraient passer du niveau d’alerte «orange» au «jaune» le 7 mars, a indiqué la médecin hygiéniste en chef, Jennifer Russell. 

En vertu des nouvelles règles, les gens pourront faire passer de 10 à 15 personnes leur «liste de contacts réguliers» — ils pourront notamment aller manger au restaurant ensemble. Les restrictions seront aussi assouplies pour les centres de divertissement, les activités sportives et les lieux de culte.

La santé publique du Nouveau-Brunswick signalait vendredi un nouveau cas de COVID-19, lié aux voyages, impliquant une personne dans la vingtaine dans la région de Moncton. La province comptait 41 cas actifs connus et une personne était hospitalisée vendredi avec la maladie, aux soins intensifs.

Par ailleurs, le gouvernement a annoncé vendredi le début d’un projet pilote, à Hartland, visant à fournir des tests de dépistage rapide aux personnes asymptomatiques qui traversent régulièrement la frontière pour le travail ou pour certaines autres raisons, ainsi qu’aux camionneurs du Nouveau-Brunswick.

Quatre cas à Terre-Neuve

À Terre-Neuve-et-Labrador, on signalait vendredi quatre nouveaux cas, ainsi qu’une toute première éclosion dans un hôpital. Les responsables affirment qu’il y a maintenant 287 infections actives dans la province, dont 11 personnes à l’hôpital et cinq d’entre elles aux soins intensifs.

Toutes les infections actives de la province, sauf cinq, se trouvent dans la région sanitaire de l’Est, où les autorités de santé publique luttent contre une éclosion dans la région de Saint-Jean, la capitale. 

Le directeur de la régie régionale de la santé de St. John’s a annoncé vendredi qu’il y avait maintenant une éclosion dans une unité chirurgicale à l’hôpital St. Clare’s Mercy. David Diamond n’a pas fourni de chiffres exacts, mais il a déclaré que moins de 10 personnes étaient touchées par l’éclosion. 

Les responsables de la santé publique ont d’ailleurs prévenu vendredi que la région de St. John’s reste au niveau d’alerte 5, mais que le reste de la province passe au niveau 4, ce qui permet aux gens d’élargir leurs contacts étroits.

La Nouvelle-Écosse

La Nouvelle-Écosse signalait vendredi 10 nouveaux cas, dont neuf dans la région sanitaire qui comprend Halifax. La province comptait la veille 27 infections actives.

Le gouvernement impose d’ailleurs de nouvelles restrictions dans la région de Halifax, à la suite d’une augmentation constante du nombre d’infections actives. Le premier ministre, Iain Rankin, a annoncé qu’à compter de samedi, les restaurants et les bars devront cesser de servir de la nourriture et des boissons à 21 h et fermer à 22 h — une heure plus tôt que sous l’ordre sanitaire précédent.

Le gouvernement interdit également les événements et festivals sportifs, artistiques et culturels dans la région. Les résidents des foyers de soins de longue durée ne pourront plus recevoir la visite que de leurs aidants naturels désignés.

Le premier ministre Rankin a qualifié ces nouvelles mesures de «disjoncteur». Les responsables de la santé publique indiquent que les nouvelles restrictions devraient durer au moins un mois et que d’autres pourraient être ajoutées si les nouveaux cas de COVID-19 continuent d’augmenter.

L’Île-du-Prince-Édouard

À l’Île-du-Prince-Édouard, les autorités s’inquiétaient vendredi d’une petite grappe, dont l’origine n’a pas été identifiée, à Summerside, à environ 60 km à l’ouest de Charlottetown. Cette petite grappe, qui concerne trois hommes dans la vingtaine, a été signalée pour la première fois, jeudi.

La médecin hygiéniste en chef, Heather Morrison, indique qu’il s’agit de contacts étroits, qui ne sont pas liés à des voyages et qui sont en isolement. Les autorités tentent maintenant de retracer tous leurs contacts. 

Les responsables de la santé publique savent que les cas qui n’ont pas d’origine connue peuvent être un signe de transmission communautaire.

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