Les risques d’incendies de forêt extrêmes augmentent dans le monde, révèle une étude

Une nouvelle étude révèle que le risque d’incendies de forêt extrêmes augmente partout dans le monde, et l’Ouest canadien connaît certaines des augmentations les plus importantes.

L’étude, menée par Ressources naturelles Canada et publiée jeudi dans la revue Nature, indique que la hausse des températures et la baisse de l’humidité sont les principales explications de ce changement.

«Nos prévisions pour l’avenir montrent ces mêmes tendances, a déclaré l’auteur principal, Piyush Jain. Nous pouvons nous attendre à ce que les conditions météorologiques propices aux incendies deviennent plus extrêmes.»

«Les futurs incendies vont brûler plus longtemps et plus intensément», a-t-il ajouté.

Des études antérieures ont révélé que les saisons des incendies s’allongent — et que la superficie de la forêt qui brûle augmente du même coup. M. Jain et ses collègues voulaient observer comment le risque d’incendie extrême avait évolué sur la même période.

Ils ont utilisé un outil appelé «indice Forêt-Météo», une évaluation numérique qui utilise les informations sur la température et les précipitations pour évaluer le danger d’un incendie de forêt incontrôlable.

En Alberta, un indice Forêt-Météo de 19 est considéré comme très élevé. Un incendie allumé dans de telles conditions est susceptible de progresser plus rapidement que les efforts pour l’éteindre.

Au cours des années 1979 à 2020, cet indice pour les terres intérieures de la Colombie-Britannique a grimpé de 10 à 20 points. À l’échelle mondiale, l’indice a augmenté en moyenne de 14 %.

L’été dernier, une période durant laquelle le temps a été très chaud et sec a fait croître le risque d’incendie en Colombie-Britannique jusqu’en territoire jusque-là inconnu — ce que les pompiers ont qualifié d’«extrêmement extrême». Peu de temps après, le village de Lytton a été pratiquement rasé par un incendie.

«Les conditions météorologiques extrêmes pour les incendies ont augmenté sur de grandes parties de la planète, a déclaré M. Jain. Il y a des régions particulières où les tendances sont plus importantes, comme l’ouest de l’Amérique du Nord.»

Les chercheurs ont trouvé une forte corrélation entre les conditions météorologiques extrêmes pour les incendies, la température et l’humidité, ce qui affecte l’état des combustibles forestiers secs. «La plupart des tendances s’expliquent uniquement par ces deux tendances, a noté M. Jain. C’est vraiment juste le fait que nous avons des événements de réchauffement et de séchage.»

Il a mentionné que ces tendances sont conformes aux prévisions faites par les modèles climatiques, qui suggèrent tous que l’avenir sera plus chaud et plus sec. «Cela confirme simplement que le changement climatique augmente le risque d’incendie.»

M. Jain prévient que les incendies sont également influencés par d’autres facteurs, tels que l’utilisation des terres.

L’étude des conditions météorologiques extrêmes pour les incendies attire l’attention sur les incendies de forêt qui font le plus de dégâts, a estimé M. Jain. En Alberta, 97 % des dommages causés par les incendies de forêt sont causés par seulement 3 % des incendies.

Comprendre où le risque d’incendie a le plus augmenté pourrait aider les autorités à planifier les futurs combats, a déclaré M. Jain.

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