Les RPA demandent un crédit d’impôt bonifié pour le maintien à domicile

QUÉBEC — Peu ou pas rentables, les résidences pour aînés (RPA) demandent au gouvernement de hausser le crédit d’impôt pour le maintien à domicile, sinon les hausses de loyer à venir étrangleront des bénéficiaires qui devront déménager.

Contrairement à la croyance populaire, «ce n’est pas payant» d’exploiter une RPA, soutient leur regroupement, et plusieurs résidences n’offriront plus de soins ou fermeront si rien ne change. 

Le Regroupement des résidences pour aînés (RQRA) fait donc pression pour une bonification du crédit d’impôt dans le prochain budget qui devrait être déposé en mars. Selon les échos, un groupe interministériel se penche sur cet enjeu pour trouver des solutions. 

Le crédit d’impôt en question couvre une partie des dépenses de loyer et de services de pratiquement toute personne qui vit dans une résidence pour aînés (RPA). 

Or depuis le début de la pandémie, le gouvernement a accordé toutes sortes de primes au personnel des RPA afin qu’il soit à parité avec le personnel soignant du réseau public. 

Si elles veulent garder leur personnel, les RPA devront continuer à verser cette rémunération une fois les primes gouvernementales arrivées à échéance et par conséquent, elles devront donc intégrer la facture de ces coûts de main-d’oeuvre dans les loyers.

Le commun des mortels partout sur le territoire et en région ne pourra plus assumer le loyer d’un appartement en RPA, selon le président du RQRA, Yves Desjardins, en précisant que 125 RPA avaient fermé leurs portes au cours des 18 derniers mois. 

À son avis, la formule du crédit d’impôt doit être «ajustée et rafraîchie», entre autres pour que des personnes à plus faibles revenus en bénéficient davantage.

Cette mesure fiscale accordée en fonction du revenu entraîne notamment des distorsions: un retraité au revenu entre 100 000 $ et 499 999 $ obtient 3516 $, tandis qu’un autre qui gagne moins de 25 000 $ obtient 1357 $.

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